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Tu crois que celte nuil doit êtie ta dernière. Que demain, de la vie éleindra le (lanilican, Et que Dieu va donner à ta loi prisonnière La délivrance du lombeau ?
Détrompe-toi, cœur noble où l'honneur sut éclore, Laisse celui qui doute en pioie au désespoir, Et toi qui sais prier, pauvre être, espère encore : Ce soir n'est pas ton derniei' soir.
Demain, les Turcs viendronf, armés pour Ion supplice, Leur bourreau sera là, tout prêt pour ton trépas. Mais comme il faut enfin que ton sor( s'accomplisse, Leurs yeux ne le trouveront pas !
Car demain, tu fuiras les cachols et les ba^^nes Sentant l'espoir vainqueur l'emporter en ses bras ! Va ! la foi qui peut tout soulève les montagnes, Et toi tu les traverseras.
Tu les traverseras pour revoir la patrie. Le vieux soi palernel où fleurit ton blason. Sol plantureux qui semble une immense prairie Ayant la mer pour liorizon.
Tu reconnaîtras lout à .ses beautés pareilles. Ainsi que les couleurs les chants .seront joyeux. Et tu diras qu'un songe abuse les oreilles, Et tu n'en croiras pas tes yeux.
Mais, ta femme étant là, le doute qui t'anète Fondra comme une bulle au toucher du réel. Et ton cœur renaîlia, comme après la tempête Monte en l'azur un arc en ciel.
Et votre âme à nouveau se scellera, pareille Aux deux moitiés d'anneau dont l'une est en ta main. Va ! dors en paix ta nuit jusqu'à Faube vermeille, Tu sejas loin d'ici demain !
Rideau