RECEPTION DE L'HONORABLE HECTOR FABRE
A 2 heures iît, un nombreux cortège venaii recevoir à la gare l'Honorable Hector Fabre, commissaire général du Canada en France, représentant sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Dominion. Dans ce cortège avaient pris place MM. Baudry, maire de Honfleur ; Ruel, docteur Durel, président et viceprésident du Vieux Honfleur; l'Administrateur de la Marine; Blanchet, vice-président de la Société des Marins, conseiller général ; quelques membres du Conseil municipal ; le Comité du Vieux Honfleur ; la Société Pliilliarnioîiî'yHC ; la société chorale Union des 7'r«i'a«7/e((j'S ; la Société des Marins de Honfleur. La Compagnie des Sapeurs-Pompiers formait la haie.
A l'arrivée de M. Fabre, la PJdlharmomque joue la Canadienne et la MarseiHaise ; puis, après que le Maire et le Président du Vieux Honfleur ont souhaité la bienvenue au représentant du Canada, ainsi qu'aux personnes qui l'accompagnent : MM. Geoirrion, attaché au Ministère de l'Intérieur d'Ottawa ; Maillet, secrétaire général du Comité Dupleix ; Jean Lionnel, président de la
Canadicn)ic,\e cortège se met en marche pour se rendre à l'HùIel de Ville. Sur
le parcours la musique joue d'allègres pas redoublés, taudis que la loule salue.
Dans la .salle des lèles, M. Baudry, maire, pionouce les paroles suivantes :
Messieurs,
Permottez-niol, tout d'abcini. d'adresser des remercîmeuts i\ la société le l'ieu.v Hon/Ieiir qui a tenu à inviter le Maire de la ville aux fêtes commémoratives du troisième eenleuaire de la fondation de Ouéber. Celte invitation m'est part iL-ulièi-enientagn'alde[)uis qu'elle me permet d'adresser aujourd'l mi, au nom de nos coueitoyens, un salut de bienvenue à l'Iionorable Hector Fabre, l'i'présentant du Gouvernenn'nl du r'.anada.
Monsieur le Commissaire général.
Les diverses Sociétés de la Ville, la foule de nos concitoyens venus pour vous recevoir, portent témoignage que notre vieille cité normande garde le souvenir toujours vivace des illustres « découvreurs » qui. il y a trois siècles, fondèrent un état nouveau par delà l'océan.
Une communauté d'origine et de langage, un patrimoine commun de généreuses aspirations, tout a contribué à sceller pour toujours un pacte d'amitié indestructible entre nos deux grandes nations. La France, et en particulier la Normandie, s'attacbe à commémorer ces bistorifjues événements.
Nous sommes très lionorés de ce que le Gouvernement du (Canada ait tenu à se faire repn'senter par son Commissaire Général. Rien ne pouvait nous èti'e plus sensible que de retrouver ici l'Iionorable Hector Fabre qui, en dehors de l'autorité qui s'attache à son nom, a laissé de ses dernières visites dans notre ville, le souvenir le plus amical et le plus sympathitiue.
Votre i)résence à Honlleur ne peut que resserrer les liens de cordiale atl'ection qui unissent nos deu.x; patries. Je vous prie donc d'agréer nos respectueux hommages et d'être auprès de votre gouvernement, en particulier de sir Wilfrid Laurier, premier ministre, l'interprète des meilleurs sentiments et des vifs remercîmeuts de la Cité Houtleuraise.
M. Georges Ruel prend à son tour la parole ; il dit que le Vieux Honlleur est aussi heureux qu'honoré que le choix de sir Wilfrid Laurier se soit porté sur l'honorable Hector Fabre, dans lequel la Société trouve un aiui de la première heure qui lui manifesta tant de cordialité et de sympathie, l'aida de ses conseils et de son influence et compris mieux que personne l'esprit élevé de tradition dont l'œuvre s'est inspirée. Sa place est bien marquée en ces fêtes évocatrices et c'est une joie de lui oll'rir l'hospitalité sur un coin de la terre des ancêtres. M. Ruel remercie ensuite de tout cu-ur M. le Maire et ses concitoyens de l'intérêt qu'ils portent à la manifestation organisée par le Vieux llonfleur.
Eu quehiues paroles des |ilus aimables M. Fabre dit combien il est louché de l'accueil qui lui est fait et exprime le plaisii' (pi'il a do se retrouver dans l'antique cité normande.
« Car Honlleur, ajoute-t-il, u'esl-ce jias un [icii Québec'.' et le Vieux lion/leur sonne aussi agréablement aux oreilles canadiennes que le Vieux Quchee. Mes compatiiotes sont avec vous de c(inu\et autant ils auraient été surpris et afdigés si à Hoidleur on n'avait pas fêté Cluunplain, autant il vous sont reconnaissants d'avoir honoré la mémoire du fondateur de leur Patrie. »
M. Fabre apporle le salut du Gouvernement Canadien et aussi de tous ses concitoyens qui vénèrent les traditions de la France.
Ces allocutions sont vivement applaudies.
Les réceptions terminées, le lleprésentant du Canada est conduit par le bureau du Vieux Honfleitr,k l'appartement ipii lui a été réservé, quai Beaulieu.