‹ Champlain célébré par les Normands et les CanadiensChapitre 42 sur 45 · SOIRÉE THEATRALE · texte numérisé non relu

SOIRÉE THEATRALE

Le soir, une biillante assistance se trouvait réunie au tliéàlre où la loge de face était réservée à M. Hector Fabre, aux côtés duquel se tenaient MM. le Maire, le Président du Vieiu: Ilonflcur, r.Administralcur de la Marine, les officiers du Mamjini, etc.

Le spectacle comportait le programme suivant :

L Le Passant, comédie, par François Coppée.

IL Intermède de Poésies et de Chansons populaires.

III. Il était une Bergère, conte en vers, en un acte, par André Jlivoire.

Le chef-d'œuvre de François Coppée est trop connu pour que nous ayons à en faire l'éloge, mais nous devons dire combien il fut remarquablement interprété par M"" Yvonne Dueos, qui lendit avec une grâce exquise, le personnage de Zanelto et par M"" Sépbora Mossé, qui interpréta le rôle de Silvia, en artiste consommée.

Dans l'inlermèile qui suivit, M"" Ducos récita avec une diction parfaite et un sentiment Irèsjuste de nuances, deux belles poésies Jeunesse et Clair de lune, de M. Je:»n Renouard, l'auteur si justement estimé de Provence et de Jeux d'Ombre et de Lumière. Puis M. Herté souleva les applaudissements de l'auditoire avec les Excommuniés, poème tout vibiant de patriotisme do Louis Fréchefte, le poète national du Canada. L'auditoire eut ensuite la primeur des Chansons Pojiulaircs du Pays IS'ormand, lecueillies par Léon Le Clerc et harmonisées par Pœné Lefebvre, dont le recueil devait paraître ([uelques jours plus tard. M"» Jane Jung, chanta à ravir les rondes de Haut te pied et de Guenillon; la Légende de Sainte Catherine ; iVé qu'aimais tant mon mari. M. Léon Le Clerc fit entendre L'Amoureux éconduit ; Ah ! m'n'éfant ; Au bois rossignolel. Les applaudissements que recueillirent les chanteurs s'adressaient également à rexcellcnt compositeur M. Ilené Lefelnre qui tenait, avec son aulorité habituelle, le piano d'accompagnement.

7/ était une Bergère, conte tout de grâce et de charme discret d'André Rivoire, terminait la soirée. Une sèche analyse ne saurait donner la moindre idée de cet acte exquis, au.x situations gaies et touchantes, aux veis légers, pimpants et ciselés de main de maître. Il fut pour M"''' Ducos (la beigère), Mossé (la princesse^ et M. Heilé (le berger), l'occysion d'un nouveau et très vif succès.

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