CHAMPMESLÉ, RACINE; MARIE
CAAMPMESLÉ, tenant toujours la lettre à la main. Bonjour ! Vous venez tard ici Ce matin.
RACINE
Une affaire... Eh! d'oii vient ce souci Sur votre front?
Mon front!... laissons mon front; la joie Sur le vôtre, en revanche, éclate et se déploie.
C'est vrai : je suis heureux, et voudrais que chacun Le fût quand je le suis : je m'en rends importun. Comme ce duc jetant un bijou sur sa trace, Aussitôt que le ciel lui faisait quelque grâce. Je voudrais par moments d'une opulente main Répandre des trésors sur tout le genre humain.
N'avez-vous pas vos vers?
RACINE
Ah! de la flatterie!
Je vous quitte alors!
MARIE
Quoi!
RACINE
Pour un instant, Marie, Je dois avec Coileau me montrer chez le roi. Qui vt'ut nous confier un important emploi. Libre de ce de\oir, je reviendrai vous prendre Pour aller au théâtre.
MARIE
Et je vais vous attendre...
CHAMPMESLÉ, reconduisant Racine.
D'honneur, je suis ravi de vous voir si content.
En revenant.
Je voudrais que de moi l'on en pût dire autant.
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