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moins rosée ; ses bords un peu plus saillants et comme relevés.
Les baïns ont soulagé la malade.
. Cautérisations tous les huit jours au nitrate d'argent
Chaque cautérisation amène une douleur qui dure 2 heures
- environ et est suivie d'un mieux sensible, augmentant à chaque
fois. Après la 2° cautérisation, elle ne souffrait plus pour aller à la selle, ne perdait plus de sang et rendait beaucoup moins de matières purulentes. Enfin, les ulcérations se cicatrisent, les douleurs cessent, la contracture disparaît sans dilatation. 28 octobre. — La malade sort parfaitement guérie, A Ja place des ulcérations, on voit une surface opaline de cicatri-
sation. ;
OBSERVATION VIII (Peax et Marassez)
Bri.., Marie, 28 ans, mécanicienne, entrée à l'Hôpital le 3 septembre nous présente l’état suivant :
Les régions vulvaires et anales sont garnies d’ulcérations à divers degrés de développement.
Les ulcérations vulvaires qui se trouvent à la partie inférieure des grandes lèvres ont un diamètre de 2 à 5 millimètres, un fond grisâtre, des bords nettement taillés à pic, un pourtour rouge, mais peu saillant. Celles qui sont au-dessus sont encore plus petites, ont un fond rouge et siègent sur une base rouge faisant saillie au-dessus des téguments. Enfin, plus haut encore, on voit de simples rougeurs saillantes sans ulcération à leur sommet. Entre ces diverses lésions, en existent d’autres intermédiaires formant le passage, de telle sorte qu'on peut les considérer comme étant les divers degrés d’une même lésion. | |
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Quant aux ulcérations de la région anale, elles forment comme un cercle dont l’anus serait le centre; elles ont un pourtour moins large, moins saillant et moins rouge que les ulcérations vulvaires ; leurs bords sont taillés à pic et décollés ; leur fond est franchement grisâtre ; enfin, elles sont beaucoup plus grandes. Il en est une surtout qui est plus étendue que toutes les autres, occupant le sillon interfessier à 2 centimètres environ de l’orifice anal ; comme elle s’étend sur les deux côtés de ce sillon, elle a la forme d'une gouttière, et elle mesure de 1 à 2 centimètres de diamètre. A l'anus même, on voit en avant et sur les côtés, plusieurs tumeurs hémorrhoïdaires ; puis en arrière et un peu à gauche, un volumineux condylôme. En déplissant l’anus, on voit que la face externe de ce condylôme est ulcérée, et que cette ulcération se continue dans le rectum; les bords en sont décollés et taillés à pic ; le fond est grisâtre ; il présente des stries longitudinales d'un rouge foncé, qui paraissent de nature variqueuse; du reste, cette ulcération saigne facilement ; par le toucher, on la suit jusqu’au niveau du bord supérieur du sphincter, où elle se termine par une espèce de petite saillie, comme un petit condylôme interne; le toucher est douloureux, le sphincter n’est pas contracturé.
Cette malade ne souffre de l’anus que depuis 2 à 3 jours ; le mal, dit elle, a commencé par un petit bouton au fondement, lequel s’est ouvert, et c’est alors que les autres sont venus. Impossible d'obtenir des détails sur l’origine de ces chancres ; elle nie tout rapport antiphysique et affirme n’avoir jamais eu une maladie vénérienne quelconque.
Avant de commencer le traitement, nous inoculons l’ulcération anale, l'ulcération interfessière, les ulcérations périanales et vulvaires. fé
15 septembre. — Les inoculations ont toutes réussi, sauf celles des ulcérations vulvaires. On les inocule de nouveau ; puis comme elles se sont aggravées, on les cautérise ainsi que celles du pourtour de l'anus. On ne touche pas à l'ulcération anale. |
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22 septembre. — Les inoculations des ulcérations vulvaires ont réussi ; elles sont cautérisées.
29 septembre.
Tous les chancres sont guéris. On counmence alors le traitement des ulcérations anales par les mèches enduites de pommade au ratanhia et à la belladone.
13 octobre. — La malade souffre beaucoup moins de l'anus, surtout pour aller à la selle ; le fond de l’ulcération a perdu son aspect jaunâtre ; les bords semblent moins décollés; la région paraît moins variqueuse. L’ulcération chancreuse s’est transformée en ulcération simple.
17 novembre. — A la place de l’ulcération, on ne voit plus qu'une surface rouge à bords à peine saillants . La malade ne souffre plus. Le condylôme a disparu presque totalement. Les mèches sont supprimées. Légère cautérisation au crayon de nitrate d'argent, afin d'activer la cautérisation.
2 décembre. — La malade sort parfaitement guérie; à la place de l'ulcération anale, on ne voit plus qu'une surface opaline ; il n'existe pas de rétrécissement rectal.
OBSERVATION IX (PEAN et Mazassez)
Cla... Antoinette, 29 ans, entrée le 18 maï, n’a jamais eu de maladie vénérienne. Elle se plaint de souffrir de l'anus depuis un mois environ ; elle avait alors un amant avec lequel elle eut un rapport contre nature ; elle perdit du sang par l'anus et dès ce jour, elle commença à souffrir en allant à la selle. Six jours après apparaissait un bubon et le surlendemain elle entrait à l'hôpital.
Le col de l'utérus présente au pourtour de son orifice quatre
ülcérations à surface grisâtre et ayant de 5 à quatre millimètres \ Fou de diamètre ; : le toucher est très douloureux. La muqueuse * vaginale est. rouge et laisse suinter un liquide sero-purulent.
À la partie postérieure de l’anus est un volumineux condylôme. dont la face interne. est ulcérée; cette ulcération se prolonge dans le rectum jusqu’au niveau du bord postérieur du sphincter; les bords en 'sont taillés à pic, one et décollés, le
fond en est grisâtre. 4
Cautérisation du chancre di toutes les semaines et mèches tous les jours: Le 1°" juillet la malade ne souffrant plus pour \ÿ aller à la selle, sort de l’hôpital sur sa demande. Cependant
. l’ulcération n’est pas complètement guérie ; il reste encore une ‘ulcération simple à fond rosé, à bords non décollés.
| OBSERVATION X (Pran et Marassrz}
TN . Do..., Justine, 21 ans, entrée le 15 octobre, se dit malade depuis quinze jours. Elle avait alors une petite écorchure à la “ partie inférieure de la grande lèvre droite. A cette écorchure dos a succédé un bouton blanc, et en même temps est apparue à l’aine droite, une grosseur douloureuse. Enfin dans ces derniers temps, elle a commencé à souffrir de l’anus. |
Elle avait, quand elle est tombée malade, un amant qu’elle a su depuis avoir mal aux parties sexuelles ; elle n’a pas eu de 4 rapprochement contre nature, si ce n’est un seul, mais il y a. 8 mois et elle n'a éprouvé ni perte de sang, ni souffrance. Au moment où le bouton de la vulve apparaissait, elle avait une constipation très opiniâtre amenant des selles très douloureuses.
Actuellement, cette malade présente à l'extrémité inférieure de la grande lèvre droite et sur la cuisse du même côté deux
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ulcérations à bords irréguliers, à contours saillants et enflam-
més (plaques muqueuses ulcérées, ou chancre mou ?) A la partie postérieure de l'anus est un condylôme, ét en déplissant cette région on voit une ulcération se prolongeant dans le rectum jusqu’au voisinage du bord supérieur du sphincter ; le fond est grisâtre, les bords soni taillés à pic, irréguliers ; il ya de la contracture.
Les ulcérations vulvaires, crurales et anales sont HRARTIOEE
“et toutes donnent des résultats positifs.
Cautérisation au nitrate d'argent et mèches.
17 novembre. — La malade ne souffre plus pour aller à la
selle ; les chancres de la vulve et de la cuisse sont guéris ;
l’ulcération anale n’est plus chancreuse ; les bords ne sont plus
- ni taillés à pic ni déchiquetés; son fond n’est plus grisâtre ;
les bords sont peu saillants, non décollés ; le fond est d’un beau rouge. :
2 décembre. — La malade sort pin guérie ; à la place de l’ulcération, on ne voit plus qu'une surface rosée, à teinte opaline.
OBSERVATION XI (Péax et Marassez)
Gene... Pauline, 20 ans, entré le 29 octobre, est malade
depuis deux semaines. Elle avaiteu des rapports 8 jours avant :
avec un homme qu’elle sait depuis être malade. Elle nous présente un chancre mou du pli vulvo-crural et
une ulcération chancreuse anale avec un condylôme.
Traitée par les cautérisations.
23 novembre. — Le chancre vulvo-crural est guéri; lulcération chancréuse de l'anus améliorée considérablement, ce n’est plus qu'une surface rouge, sans bords taillés à pic.
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3 OBSERVATION XI (Péan et Marassez)
Chancres mous de l'anus et du Rectum Rétrécissement du Rectum — Dilatation Lef... Marie 21 ans entréé le 9 avril est malade depuis quatre mois. Il lui était survenu des pertes jaunes très abondantes, sans chaudepisse ; à quelque temps de là elle éprouva des
souffrances à l'anus: elle était très constipée et elle rendait
avec les matières du sang et parfois, dit-elle, des morceaux de chair ; elle nie tout rapport contre nature et assure n'avoir jamais eu de boutons aux parties, nitaches sur la poitrine, ni mal de gorge. Les cheveux sont cependant tombés depuis qu’elle est malade. El'e fut traitée et guérie de ses écoulements par des tampons d’alun et des injections de feuilles de noyer. Les plis de l’anus, les postérieurs surtout, sont hypertrophiés et forment de véritables condylômes allongés, rayonnants autour de l’orifice anal ; leur surface est légèrement mamelonnée; ils
sont un peu violacés, comme congestionnés.Pas d’hémorrhoïdes. En arrière il existe un condylôme plus large, plus saillant que
les autres, quoique moins long ; si on déplisse la région on reconnaît qu'il est ulcéré par sa face anale et qae cette ulcération se prolonge dans le rectum; jusqu’à 2 ou 3 centimètres de
l'orifice, c'est-à-dire jusqu'au niveau de la lèvre supérieure du
sphincter qui est contracturé Au-dessus, le doigt rencontre une sorte de saillie molle, irrégulière, qui rétrécit le canal ; en
poussant un peu, on dépasse bientôt cette espèce de valvule qui
paraît peu épaisse et on arrive dans une partie beaucoup plus large et à surface lisse. Cet examen est très douloureux. En retirant le doigt, on voit sortir à sa suite une grosse larme de matière épaisse et jaunâtre. Ayant endormi la malade, on - découvre au spéculum l’ulcération dans toute son étendue et la partie inférieure du rétrécissement ; l’ulcération est allongée suivant l’axe du rectum, plus large à sa paroi supérieure au voi-
sinage du rétrécissement ; les contours sont irréguliers, mamelonnés, végétants, les bords taillés à pic, le fond grisâtre et dans la partie supérieure surtout, il existe des petites saillies d'un rouge assez vif. Les saillies qui bordent l’ulcération se continuent avec le tissu de retrécissement; celui-ci est
- mamelonné, rouge vif, végétant.
La malade a des alternatives de diarrhée et de constipation ; dans ce dernier cas, les matières sont effilées, striées de sang et de sanie purulénte, et la défécation est très pénible. De plus, il s’écoule de l'anus une sanie purulente amenant de fréquentes envies d'aller à la selle, tachant en jaune le linge et l’empesant comme l’amidon.
24 avril. — La malade étant chloroformée. M. Péan pratique la dilatation forcée ; les tissus qui forment le rétrécissement cèdent assez rapidement; de grosses mèches rectales sont pla: cées journellement et l’ulcération anale est cautérisée tous les huit jours. Par ce traitement, la douleur disparaît, le toucher rectal et les selles ne sont plus pénibles. A la place du rétrécissement on trouve une surface mamelonnée irrégulière ne
faisant pas saillie ; l’ulcération tend à la guérison ; ies bords
se continuent avec le fond qui est d’un beau rouge. Il s'écoule toujours de l’anus une grande quantité de pus jaune crémeux. La malade nous quitte (28 mai) sans attendre complète guérison. ge 3 septembre. — Elle se présente à la consultation de l’hôpital: l’anus présente 2 condylômes volumineux et sur lun
d'eux, une ulcération profonde à bords taillés à pic, mais non décollés et sans fond grisâtre. Le rétrécissement n'a pas reparu ;
l'ulcération est cicatrisée, dans sa partie inférieure du moins ;
mais là où était sa partie la plus profonde, immédiatement au-dessous des mamelons, débris du rétrécissement, on trouve une ulcération profonde, ayant environ la largeur d'une pièce de 50 centimes. La malade ne souffre plus, mais perd toujours beaucoup de pus par ie fondement et se plaint d'avoir souvent