CELUI OUI PARTAGE AVEC UN AUTRE
Pardoins. De pardoner. Voy. Douer pour la conjugaison.
Paredis (lat. paradisum , fr. : paredis, pareïs, parvis. — Paradis est un mot savant), s. m. : paradis.
Pareit (puis parei, paroi. — Latin parietem), s. f. : paroi, mur.
Parentét (dérivé de parent ), subst.
masculin : famille. Ce mot est devenu féminin, même dans le sens de famille, par confusion avec parenté féminin, qui se rattache au suffixe latin itatem , tandis que parenté masculin se rattache au suffixe atum. C’est par une confusion semblable que duché et comté sont souvent féminins au moyen âge (ce genre est resté à comté dans Franche-Comté).
Parfonde, féminin de parfont.
Parfondement (formé sur parfont),
adv. : PROFONDÉMENT.
Parfont (lat. profundum. Voy. Parjeter), adj. : profond. Ce mot a été refait sur le latin.
Parjeter (Pour la conjugaison, voyez jeter. Le préfixe par, qui entre dans la composition de ce mot, n’est pas celui de parvenir (perwe nire), pardonner (per&o-
nare), etc. Il vient de pro : « parjeter » — projectare. Le préfixe latin pro a produit trois formes françaises : Ie par ou pra que l’on trouve dans pramétre, parfont (voyez ces mots, et comparez, pour un changement semblable de l’o latin, dame ou damoiseau) ; 2e pour , anciennement por, que l'on trouve dans pourvoir, pourfendre , etc. ; 3e pro , forme savante, qui a été souvent substituée aux deux premières : profond, promettre, promener. De même le préfixe latin trans se trouve sous les formes tra (traverser), tré, anciennement très (^repasser) et trans (transmettre). Parjeter a été transformé en projeter, comme parfond en profond), verbe : projeter.
Parjiétent. D e parjeter.
Parlement (est à parler ce que ornement est à orner), s. m. : action de parler. — « Tenir parlement à quelqu’un », c’est converser avec lui.
Parler (lat. *parabolare), verbe à radical variable : paroi... tonique, pari... atone. Indic. prés. : il parolet, nos parlons. Subj. : qiiilparolt. — Parler, dire.
Parmi (composé de par, et de mi, dérivé de medium), prépos. et adv. : au milieu de, AU MILIEU, PAR LE MILIEU, PAR TOUT.
Parole (lat. parabola ), s. f. « Ouïr paroles de... » — entendre parler de.
Parolet, parolt. Voy. Parler.
Part (lat. partent ), s. f. : part, partie, côté. — « Mettre à une part », c’est mettre de côté, mettre à part. — Nous disons encore « prendre une chose de mauvaise part », mais nous ne disons plus : « un homme de mauvaise part ».
Cette locution se trouve dans la Chanson de Roland, avec l’adjectif mal au lieu de mauvais. « Un homme de male part », c’est un homme méprisable. — « De part », suivi d'un nom au cas régime = de la part de. C'est là l’origine de notre locution « de par », ou le substantif part a été confondu dans l’orthographe avec la préposition par. — « Les parts
de... « = les différentes parties de...
Partir (lat. partiri), verbe : séparer rompre les rangs de. Le sens primitif de ce verbe s’est conservé dans la locution « avoir maille à partir », qui signifie proprement avoir de l'argent à partager.
« Se partir de » signifiait s’éloigner de, et « partir » intrausitif a hérité de ce sens. — Il faut remarquer que « partir », dans la Chanson de Roland, appartient à la conjugaison inchoative : il partissent (de même encore aujourd’hui le composé répartir). Mais départir, dans notre texte, n’a pas les formes iuchoatives.