VALLÉES ; EN BAS
Avaler (formé sur val, comme remonter sur mont), verbe: descendre, tomber.
Telle est la valeur primitive de ce mot, qui s’est ensuite spécialisé dans le sens
de « faire descendre des aliments dans l’estomac. »
Avant (lat. ab ante) prép. et adv. :
avant, devant, en avant, désormais. Aujourd’hui cet adverbe est surtout un adverbe de temps. Il ne s’applique à l’espace que dans des locutions consacrées comme « aller plus avant». La Chanson de Roland dit « venir avant, passer avant »
dans le sens de avancer, s’avancer , « amener avant » dans le sens de amener devant, faire avancer. — « Porter avant » c’est apporter. — « Ne pouvoir en avant » ou « ne pouvoir mais en avant ». Voy . podeir. — « Parler avant »• = parler le premier. — « Avant de deux lieues » = à moins de deux lieues.
Aveie. De aveir.
Aveir (lat. liabere). Part. pas. : oüt.
Indic. prés. : j’ai, tu as, il at, nos avons , vos avez , il ont. Imparf. : j’aveie, il aveit, nos avions. Prétér. : j’oi, tu oiis, il out, nos oiimes, il ourent. Fut. : j’avrai , nos avromes ou avrons, vos avrez ou avreiz. Condit. : il avreit, nos avrïomes ou avrïons Subj. prés. : que j’aie , que lu aies, quHl ait, que nos aions, que vos aiiez. Imparf. : que j’oüsse, qu’il oüst, que nos oilssons, qu’il oüssent. — « Avoir que... » suivi d’un infinitif, c’est avoir à... — « N’avoir mie de quelqu’un ou de quelque chose » c’est ne pas l’avoir ou ne plus l'avoir. — « Avoir quelqu’un cher, avoir quelqu’un vil »
c’est le chérir, le mépriser. — Sur « i at, i out, etc. », voy. I. « At » s’emploie quelquefois seul, sans i? avec le sens de « i at » : « Set anz at pleins » — il y a sept ans pleins. « Meillor vassal A aveit >v = il n’y avait pas de meilleur vassal. — « Avoir », pris substantivement, signifie avoir, biens, richesse.
Avenant. Voy. Avenir. — « Chose avenant à quelqu’un » = chose qui lui va bien.
Avendrat. De avenir.
Avenir (composé de venir. Devenu advenir , d’abord dans l'orthographe seulement, ensuite dans la prononciation.
— Lat . advenir e), verbe : advenir. — « Il (neutre) leur advient bien ou bellement » équivaut à cela leur réussit , ils sont heureux. — Encore au xvne siècle, Corneille, La Fontaine et Racine n’écrivent pas le d. L’infinitif de ce verbe est resté dans la langue comme substantif avec son ancienne prononciation. Nous avons aussi comme adjectifs le participe présent avenant et le participe passé féminin avenue.
Avenut. De avenir.
BALDEVIN