‹ Chanson de RolandChapitre 38 sur 197 · ENTRAIN · texte numérisé non relu

ENTRAIN

Baleiier (origine incertaine), verbe :

flotter. Il n’est pas certain que ce soit le même verbe que le balayer actuel.

Baligant. Nom de l'émir de Babylone, qui joue un grand rôle dans la seconde partie de la Chanson de Roland. D'après la chanson, il vivait déjà du temps de Virgile et d’Homère. Marsile lui a écrit dès la première année de l’expédition de Charlemagne, pour l’appeler à son secours. Mais il n’arrive qu’après Roncevaux. Il part d’Alexandrie, traverse la Méditerranée et remonte avec sa flotte le cours de l’Ebre. Il envoie à son vassal Marsile deux messagers qui lui rapportent la nouvelle de la défaite. Il se rend lui-même près de Marsile, puis se lance à la poursuite de Charlemagne, qu’il rencontre près de Roncevaux. Il divise son armée en trente échelles, et la bataille s’engage dans une vaste plaine. Il tue Guineman, Gebouin, Laurent, Richard de Normandie. Il blesse Charlemagne, qui le tue. Voy. le portrait de Baligant vers 3157 et suivants.

Balt (puis baut ou baud. — Origine germanique), adj. : hardi et joyeux, plein d’entrain. Cet adjectif s'est conservé comme nom d’une espèce de chiens courants : « un chien baud. » Notre substantif baudet est un diminutif de bau l. Enfin on retrouve le même mot comme racine dans le verbe « s’ébaudir ».

Bandon (origine germanique. Mot qui a servi à former le verbe abandonner), s. f. — « Se mettre en bandon » c’est sortir des rangs, s'avancer. — « Etre en la bandon de quelqu’un » c’est lui être livré.

Page 1