‹ Chanson de RolandChapitre 41 sur 197 · BAPTISTÈRE · texte numérisé non relu

BAPTISTÈRE

Batre (lat. battuere), verbe. Le prétérit se conjugue comme celui de perdre : *< il batiét ou il bâtit. » — « Selle à or battue » = selle garnie de lames d or.

« Battu » devrait se rapporter à or et non à selle. C’est une hypallage.

Beivre (lat. bibere, fr. : beivre, boivre, boire). Part, passé : beüt. — Boire.

Bel (lat. bellum, fr. : bel, beau), adj. : beau. — On disait « beau à quelqu’un »

dans le sens de beau aux yeux de..., comme nous disons « doux à, agréable à, etc. » .

Belement (formé sur bel — beau), adv. : bellement (mot qui est tombé en désuétude, sauf dans quelques acceptions spéciales), d’une manière belle. — « U advint bellement à », voy. Avenir.

Belne. Nom de ville : Beaune.

Benediçon (puis beneïçon, benisson.

— Lat. benedictionem). s. f. : bénédiction. — « Faire sa benisson » c’est donner sa bénédiction.

Benedir (ou benedistre. — Lat., benedicere ), verbe : bénir. Ce verbe devrait faire à l’infinitif benedire, aujourd’hui bénire, et se conjuguer comme dire dont il est un composé. Bénir équivaut à bien dire, comme maudire à mal dire. Le d est tombé dans bénir et s’est conserve dans maudire conformément aux lois de la phonétique. Mais, en outre, bénir a subi une assimilation avec les verbes inchoatifs. Le manuscrit d’Oxford a déjà pour bénir les formes inchoatives, bien qu’il ne les ait pas pour maudire. Nous avons assimilé dans notre texte la conjugaison de ces deux verbes.

Ber, cas sujet de baron.

Berengier (origine germanique). L'un des douze pairs. A Roncevaux il tue Estramaris, et il est tüé par Grandoigne.

Besanz (byzantios), s. m. rég. plur. :

besants, monnaie de Byzance.

Besgon (origine germanique). Nom du maitre queux de Charlemagne. L'empereur le charge de garder le traître Ganelon .

Beüt. Voy. Beivre.

Bevon (origine germanique). Nom propre. Bevon, seigneur de Beaune et de Dijon, est tué à Roncevaux par Marsile.

Bien (lat., bene), adv. et s. m., qui entre dans les locutions « par honneur et par bien, par amour et par bien », dont il faut rapprocher la locution actuelle « en

BODÈLE

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