‹ Chanson de RolandChapitre 42 sur 197 · BRANLER · texte numérisé non relu

BRANLER

tout bien tout honneur ». — « A bien »

équivaut à bien. — « Bien ait » = Béni soit! — « Bien seit», voy. Estre. — « Bien », suivi d’un substantif au cas régime, peut équivaloir à beaucoup de.

Bis (origine inconnue), adj. : d’un gris brun. Le « pain bis » est ainsi appelé à cause de sa couleur.

Blaive. Nom de ville : Blaye.

Blanchandrin. L’un des barons de Marsile. C’est lui qui conseille à Marsile de tromper Charlemagne par une soumission feinte. Il est chargé du message avec neuf autres barons. Au retour il fait route avec Ganelon, l’envoyé de l’empereur, et cause longuement avec lui : tous les deux s’engagent à poursuivre, par tous les moyens, la mort de Roland. C’est lui qui présente ensuite Ganelon à Marsile.

Blasme (subst. verbal de blasmer ), sm.: blâme. — « Ne savoir blâme de... », voy. Saveir. — « Avoir blâme de... » = être blâmé de.

Blasmer (lat. blasphemare), verbe. — « Blâmer quelqu'un de... » c’est le blâmer à propos de. — « Qui quel blast ne quil lot » signifie proprement : quel que soit celui qui l’en blâme ou qui l'en loue , c’està-dire : la chose est ainsi.

Blast, subj. de blasmer, 3e pers. sing.

Blecier (origine germanique), verbe :

blesser. Se dit au figuré, en parlant d’un peuple éprouvé par la guerre : « la gent de France sera blessée ».

Blesmir (origine germanique), verbe :

rendre blême. Se trouve employé au figuré, à la suite du verbe blesser, en parlant d’un peuple éprouvé par la guerre.

— « Blêmir » a aujourd’hui le sens de « devenir blême »,

Blialt (origine germanique), s. m. :

bliaud, vêtement de dessous.

Bloi (origine douteuse), adj. Pour le sens de ce mot, on hésite entre bleu et blond.

Bocle (formé sur un diminutif de bucca, qui a donné bouche ), s. f. : boucle. La boucle de l’écu, d’ou dérive le nom du bouclier (Voy. Bocler ), peut être de cristal ou d’or.

Bocler (dérivé de bocler boucle), adj. : a boucle. On a dit « un écu boucler », puis « un boucler » dans le même sens.

Il y a eu en outre, pour ce mot comme pour quelques autres (sangler, bacheler), substitution du suffixe ier au suffixe er.

Bodèle(puis bouelle ou boyelle. Forme féminine de bodel, boel, boyau, qui vient du latin botellum. Cerveau et cervelle , tonneau et tonnelle, vaisseau et vais-

selle, etc., sont des exemples de double formation du même genre), s. f. : entrailles. boyaux.

Bogre (lat. bu'garum, fr. : bogre, bougre; mot qui est devenu très grossier en passant par le sens de « hérétique Bulgare ». Comme nom de peuple il a été remplacé par la forme savante Bulgare ) .* Bulgare.

Boillir (puis bouillir. — Lat. bullire ), verbe : bouillir.

Boisine (lat. buccina ), s. f. : trompette.

Boisson (formé sur bois), s. m. :

buisson.

Bondir (origine douteuse. Comparez le latin bombitaré), verbe: retentir, d’ou paraît dériver le sens actuel, bien que l’hypothèse inverse se présente peut-être plus naturellement à l’esprit.

Bontét (lat. bonitatem). s. f. : bonté, qualité (dans le sens de bonne qualité).

Bordèle, Bordel (lat. Burdigalam ).

Nom de ville : Bordeaux.

Botentrot. Nom d’une vallée où, d’après l’histoire, Taucrède et Baudouin se séparèrent après la bataille de Dorylée. De la mention de cette vallée dans le Roland il ne faudrait pas conclure que notre chanson est postérieure à la première croisade.

Boter (puis bouter. — Origine germanique), verbe : placer, mettre. Molière dit encore « quelle fantaisie s’est-il boutée là dans la tête ». Ce verbe s’est conservé dans le langage populaire. 11 a servi à former les mots composés boute-en-train , boute- feu.

Brace (aujourd’hui écrit brasse. — Forme féminine de bras, dérivée duplur.

neutre latin), s. f. : les deux bras, d’ou le sens postérieur de ce que peuvent tenir les deux bras.

Braire (origine douteuse), verbe :

pousser des cris. Ne se dit pas seulement du cri de l’âne comme aujourd’hui.

Bramimonde. Nom de la femme du roi Marsile. Elle fait cadeau à Ganelon dé deux colliers pour sa femme. Elle soigne Marsile blessé à mort, et assiste, du haut d'une tour de Saragosse, à la déroute de l’armée de Baligant. Charlemagne l’emmène comme prisonnière à Aix-la-Chapelle ou il la fait baptiser sous le nom de Julienne.

Brandir (de la même famille que brant — épée), verbe : brandir, et aussi être brandi, osciller. — On disait « brandir une arme » et « brandir un coup. »

Branler (origine incertaine), verbe :

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