CELUI
Brant (origine germanique), s. ni. :
ÉPÉE, FER DE l’ÉpÉE.
Braz (lat. brachium), s. ni. : bras. — « Se prendre à bras », comme nous disons encore : se prendre à bras-le-corps.
Bricon (origine incertaine), s. m. : misérable, fou.
Brief (en une syllabe. — Lat. brevem , fr. brief , bref), adj. employé substantivement : lettre. Ce mot s’est spécialisé plus tard comme substantif dans le sens de « lettre du pape ».
Briés, cas sujet sing. ou rég. plur.
de brief.
Brisier (origine germanique), verbe :
briser, se briser. Le verbe casser a encore aujourd’hui un double sens analogue.
Brochier (lat. *broccare , se rattachant à brocchus qui signifie proéminent, pointu; fr. brochier , brocher), verbe : piquer (des éperons). Le sens primitif de
ce verbe s’est surtout conservé dans le composé embrocher.
Broeil (d’origine germanique ou celtique), s. m. : bois. Le mot breuil est encore usité comme terme d’eaux et forêts. Il a servi à former le nom propre Dubreuil.
Brohon (origine incertaine), s. m. :
espèce d’ouRS.
Broigne (origine germanique), s. f. :
broigne, espèce de haubert. Voy. Halberc .
Bruise. Nom de pays : Prusse.
Brunissant, part. prés, de brunir; a, au vers 1621, la valeur du part, passé.
Brunor (formé sur brun), s. f. : masse brune. Voy. vers 1021. Le ms. d’Oxford a « bruor », mot qui se rattacherait aui verbe bruire.
Bue (origine incertaine. Paraît de même famille que buste, dont il a le sens), s. m. : buste.
C’. Pour ço.
Ça (lat. ecce-hac), adv. : par ici. Cet adverbe, aujourd’hui peu employé, a encore sa valeur primitive dans : « viens ça ».
Calabre (lat. Calabriam). Nom de pays. La Calabre est présentée comme une conquête de Charlemagne. La Chanson d ' Aspremont raconte en effet une expédition de Charlemagne en Calabre.
Califerne. Nom d’un pays conquis par Charlemagne. Voy. page 16, note.
Canabeu. Roi de Floredée, et frère de Baligant. Dans la bataille il se précipite sur le duc Naimes qui vient de tuer son neveu Malprime, et Je blesse grièvement. Mais il est tué aussitôt par Charlemagne.
Car (lat. quare, qui signifie pour laquelle chose : « qua re ». Qua est le pron. relat. fém., et re est le subst. d’ou vient notre mot rien , qui, à l’origine, signifiait chose. Il en résulte que car peut se décomposer en deux parties : ca ( qua ) qui est de même origine que notre pr. rel. qui, et r qui est Yr du subst. rien), conj. Dans la Ch. de Roland, cette conjonction a le sens étymologique de c’est pourquoi, donc. Elle signifie encore en effet, sens plus voisin de la valeur actuelle.
Carcasoigne. Nom de ville : Carcassonne. Dans la conversation entre Blanchandrin et Ganelon, il est question
d’une prise de Carcassonne par Roland, qui était sans doute racontée dans quelque chanson de geste. Plusieurs traditions locales se rapportent à cette légende.
Cartagene (prononcez Cartajne. Lat.
Carthaginem). Nom de ville : Carthage.
Elle fait partie des domaines du calife oncle de Marsile.
Ceil. De celer.
Ceinst, prétérit de ceindre.
Cel. Voy. Icel. — Cel s’emploie comme celui avec « il n’y a ». Voy. Celui.
Cèle. Voy. Icéle. — Au vers 058 il faut entendre : « Celle ne le voit qui ne... » c’est-à-dire aucune ne le voit qui ne...
Celer (lat. celare), verbe à radical variable : ceil... tonique, cel... atone. — Cacher .
Cèles. Voy. Icéles.
Celeste, adj. qui peut être employésubstantivement dans le sens de maître du ciel.
Gels. Voy. Icels.
Celui (lat. *eccillui ), autre forme du cas régime de cel. Ce pronom s’emploie souvent dans la locution : « N’y a celui qui ne -f- un verbe au subj . » qui équivaut à « Tout le monde -f- le verbe à l’indic. » Dans cette locution le pr. rel. est souvent supprimé : « N’y a celui ne pleure »
= Tous pleurent. De même « S’il y a
CHADEIR