CONTREVAL
Congiét (lat. commeatum ), s. m. :
congé. — La locution « donner congé »
ou « donner le congé » n’avait pa§ le sens défavorable qu’elle a pris depuis. C’était donner la permission de partir , donner une autorisation.
Conoissance, s. f. : connaissance, signe de reconnaissance (peinture de l’écu).
Conoistre (lat. cognoscere ), verbe :
connaître, reconnaître. — « Connaître quelqu’un de vasselage » c’est le connaître pour un homme de courage.
Conqueramment (formé sur conquérant), adv. : EN CONQUÉRANT.
Conquerra (Voy. Querre , pour la conjugaison) : conquérir, vaincre.
Conquist. De conquerre.
Conreder (racine germanique), verbe :
soigner, et aussi ARMER.
Conreit (puis conrei , conroi. — Même racine germanique que dans conreder), s. m. : soin. — « Faire conroi à quelqu’un » c’est lui donner des soins , s'occuper de lui.
Conseil (lat. consilium ), s. m. : conseil, avis ; décision ; entente, convention. — « Dire à conseil » = adresser un conseil.
— « Prendre conseil que... » c’est se décider à. — « Prendre un conseil à », voy.
Prendre. — « Aller à conseil » c’est aller délibérer. — « Tenir conseil de... » c’est délibérer sur.
Conseillier (formé sur conseil ); verbe.
— « Conseiller à quelqu’un », sans régime direct, c’est lui donner des conseils.
Consent, indic. prés, ou impér. de consentir.
Consentir (lat. consentir e. Se conjugue comme sentir ), verbe : accorder. — « Dieu tout mal te consente! »= Dieu te maudisse!
Conseüt. De consivre.
Consivre (composé de sivre. Voy.
Sivre pour la conjugaison), verbe : atteindre. Au vers 2372 on a un exemple de ce verbe conjugué avec l’auxiliaire être (comme le verbe déponent latin d’où il dérive) sans qu’il perde sa valeur active : « le jorn que sui conseüz » = le jour que j'ai atteint (comme on dit atteindre un âge avancé).
Constantinoble. Roland se vante d’avoir conquis Constantinople. La légende, telle que nous la connaissons, raconte seulement un voyage de Charlemagne à Constantinople,