‹ Chanson de RolandChapitre 76 sur 197 · EMPEREUR · texte numérisé non relu

EMPEREUR

Emperédre, cas sujet de emperedor ►

Empleiier (Vov .Pleiier pour la conjugaison) verbe : employer. On disait « employer de grands coups » dans le sens de frapper de grands coups.

Empleit. De empleiier.

Empor (composé de en et de por), prép. ; même sens que por.

Emprendre (composé de en et de prendre), verbe : entreprendre.

Emprès (composé de en et de près), adv. et prép. : après, ensuite.

1. En (lat. in), prép. : en, bans. Cette préposition a souvent le sens de sur qu’elle avait en latin et quelle n’a conservé en français que dans quelques locutions comme « sauter en selle, mettre en croix ». Nous disons encore «mettre en croix », mais nous ne dirions pas « en la croix » pour sur la croix. La Ch. de Roland dit : ville située en une montagne ; monter en cheval ; se dresser en pieds, frapper quelqu’un en l’heaume ; en terre, pour sur terre; en la place, pour sur la place. — « En » au lieu de à : « En Sarragoce. » Malherbe dit encore : « En Lacédémone. » De même « en l’ombre » pour à l'ombre. — « En »

après le verbe baiser, au lieu de à ou de sur que nous mettrions aujourd’hui :

« baiser en le cou, en la bouche, etc. » De même « avoir le frein en la tête ». Sur « mettre en le cou », voy. Métré. — « En » est très souvent employé là où nous mettrions dans.

2. En (lat. inde). adv. et pr. rel., qui s’emploie souvent avec le sens vague de en cela, pour cela, avec cela, comme lorsque nous disons encore : « en croire quelqu’un ». — « En » peut équivaloir à de nous, de vous : « ils nous enterreront, et les loups n’ en mangeront pas. » Comparez Malherbe : « Qu’est-ce que j’en puis attendre, sinon que toutes ces passions me démembrent pour en avoir chacune sa pièce. » — « En » presque explétif se joignait dans l’ancienne langue à beau-

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