I. Dû VERS ÉPIQUE
1. Le vers de la Chanson de Roland est le décasyllabe, avec pause après la quatrième syllabe accentuée.
2. Ce décasyllabe est le vers de nos plus anciens poèmes ; mais dès la première moitié du xne siècle , l’alexandrin ou dodécasyllabique commence à lui faire concurrence. L’alexandrin à une pause après la sixième syllabe accentuée.
3. lie muet (soit seul, soit accompagné d’un s, d’un t ou d’un ent ) ne compte ni à la fin du premier hémistiche, ni à la fin du vers : Jusqu'à la ter e si chevoel li &uZ£ent ( vers 976). JZ en apelEr e ses dux e ses cuntm (vers 14).
4. Dans le corps d’un vers, Ve muet qui termine un mot a généralement devant une consonne la valeur d’une syllabe : En dulce France en perdrem mun los (vers 1054). La sue mort li vait mult angoissant (vers 2232). Il en est de même de Vent : Dîent Franceis : Dehet ait ici s'enfuit (vers 1047).