‹ Chanson de RolandChapitre 196 sur 323 · V. la note du vers · texte numérisé non relu

V. la note du vers

ALGENT. Verbe neutre, 3e p. p. du subj. prés, d’aler, 2061 , 3476.

ALGES. Verbe neutre , 2® p. s. du subj. prés, d’aler, 3978.

ALGEZ. Verbe neutre. 2e p. p. du subj. prés, d’aler. 2673.

ALGIER. R. s. m.: Un algier tint , 439. Le même qu’ALGEiR.

ALIENT (s’). Verbe rétléch., 3e p. p.

de l’ind. prés. Se rallient (Se alligant ) : Son dragun portet à qui sa gent s’àlient , 1641. Cf. 990 : Li XII Per s’aleient. C’est le même mot, mais dans un couplet féminin en ei.

AL1XANDRE. Nom de ville. R. s. f.

Alexandrie ( Aleæandriam), 2026.

AfMACE. Nom de l’épée de Turpin.

ALMAÇUR. R. s. m., 1275. Almaçurs, 909. — R. p. m. : almaçurs , 849.

L’origine est évidemment arabe: Al mansour, al-mansor, le Victorieux, le Protégé de Dieu.

ALMARIS. S. s. m. Nom d’un roi sarrasin 0, 812.

ALNE. R. s. f. Aune , mesure. ( Bas lat. alena, du goth. aleina , signifiant l’avant -bras, V. Diez, au mot alnad) 2400.

ALOSEZ. S. s. m. Illustre. (Le pluriel latin laudes , sous l’influence de la liturgie, a été pris pour un singulier : Ad laudes, Ad primant, etc. C’est ainsi qu’il a donné los , sur lequel on a fait le verbe aloser.) 898.

ALPHAIEN. R. s. m. Nom d’un duc sarrasin (?), 1511.

ALQUANZ. S. p. m. Un certain nombre [Aliquanti) , 983, 1328, 2471 , etc. — R. p. m. alquanz. 683. — R.

p. f. alquantes , 2611. On remarquera que, dans le texte d’Oxford, le s. p. m. est toujours alquanz.

ALQUES. Ce mot, dans la Chanson de Roland , est toujours adverbe, signifie « un peu », et vient d ’aliquid, qui avait ce même sens dans la meilleure latinité : En cel tirer li Quens s’aperçut alques , 2283. Se jo vif alques , 3459. Neirs les chevels e alques brunie vis, 3821. Dist Olivier : Rollanz , veez en alques; 2283. Si ’n vois vedeir alques de sun semblant , 270. = Quant à l’a final de ce mot, il n’est aucunement étymologique; mais un certain nombre d’adverbes ont pris cette finale (par analogie avec primes, volentiers , etc., qui viennent de primas, voluntarios , etc. ). Tels sont unkes, 2639, 3531, etc., ou unches, 629, 1638, 1647 ; sempres, 3721, 3729, etc. etc.

ALT. Verbe neutre, 3e p. s. du subj.

prés, d’aler, 2034.

ALTAIGNE. Adj. R. s, f. Haute (D’une forme telle que altaniam = alla neam ) , 3.

ALTER. R. s. Autel [Altare], 3732.

ALTISME. Adj. superlatif, r. s. Très haut [ Altissimum), 3708.

ALTRE. Adj. s. s. m. Autre [Aller), 1383. ( On ne trouve qu’une seule fois li altres , 208.) — S. s. f. : altre, 3240. — R. s. m. : altre, 221. — R.

s. f. : altre , 916. ■“» S. p. m.

altre, 1398. — R. p. m. : altres, 108, etc.

ALTREMENT. Adv. Autrement [AU tera-mente ), 494.

ALTR’ER (l’). Loc. adv. L’autre jour.

Littéralement: « L’autre hier» [Altero-heri ), 3185. Il faut partout restituer altr ’ ter»

ALTRESI — AMIRAFLES

ALTRESI. Adv. Aussi ( Alterum-sic ).

S’emploie tantôt absolument : E Tervagan e Mahum altresi , 3491 , et plus souvent avec cwm, pour exprimer une comparaison : Altresi

blanches cume neif sur gelée , 3319; altresi cum un urs, 1827.

ALTRETANT. Adverbe. Autant (Alterum- tantum) : Après icels en avrat altretant , 3021. Altretanz, Après icels en i ad altretanz , 3198. Altretanz peut être ici plus rigoureusement considéré comme un adjectif.

ALTRETEL. Adj. R. s. neutre. La même chose ( A Iterum - taie ) : Pur sue amor altretel funt il allre ,

ALTROI. R. s. Autrui ( AUeri-huic ) :

Ki hume traïst , sei ocit e altroi,

ALTRUI. Comme le précédent , mais plus conforme à la phonétique de notre texte : Lui e altrui travaillent e cunfundent , 380.

ALUÉE (fust). Verbe passif, 3e p.s. de l’imparf. du subj. prés, d ’aluer. Fût placée ( Allocata fuisset ) : Vanme del cors... entre les lur (fust) aluée e mise, 2940, 2941.

ALUM. Verbe neutre, Ire p. p, de l’impér. d’amer, 1868.

ALUMER. Verbe act. inf. prés. ( Alluminare ) : Mirre e timoine i firent ALUMER. 2958.

ALUMS. Verbe neutre, Ire p. p. de l’impér. d’aler, 1676.

ALVERNE. R. s. f. Nom de pays; Auvergne ( Alverniam), 3962.

ALVES. S. p. f. Les auves, les côtés de la selle (Alveas, alvas) , 3881. — R. p. f. : alves, 1605.

AM AI. Verbe actif, Ire p. s. du parf. simpl. d’amer (Amavi), 1647.

AMAT. Verbe actif, 3« p. s. du parf.

simpl. d’amer (Amavit), 2134.

AMBDUI. Adj. s. p. m., souvent employé substantivement. Tous les deux ( Ambo-duo ). S. p. m. ambedui, 1094 ; ambdui, 259 ; amdui, 1381 ; andui 3862.

— R. p. m. ou f. ambesdous , 2015; ambsdous , 1711 ; amsdous, 2290; amdous, 2240; ansdous, 2011; andous,

AMBEDUI. Adj. s. p. m., pouvant être employé substantivement : Ambedui unt merveillus vasselage , 1094.

AMBES. Adj. r. p. f. Toutes les deux (Ambas) : Ambes ses mains en levât cuntremunt, 419.

AMBESDOUS. Adj. r. p. m. Tous les :

deux ( Ambos-duos ), 255. — R. p. f. j (Ambas-duas), 2015. I

AMBORRES. S. s. m. Nom du païen qui porte l’étendard de Baligant (?),

AMBSDOUS. Adj. r. p. m. Tous W deux ( Ambos-duos ), 1711.

AMBURE. Tous les deux (Dérive sans doute, avec une addition de l’e, du gén. pl. amborum substantivisé , comme francur, paienur, etc.) :

Ambure ocit, ki que V blasme ne qui V lot, 1546. Cf. 1607, 3549. Dans la Chronique des Ducs de Normandie , nous avons de nombreux exemples d ’ambor, arnbore , ambur, avec le sens « d’ensemble *>.

AMDOUS. Adj. r. p. f. Tous les deux,

AMDUI. Adj. s. p. m. Tous les deux,

AMENDISE. S. s. f. Réparation (Un dérivé d ’emenda , emenditia. On trouve amenda et amenditia. Le changement de a et e atones est fréquent en bas latin), 518.

AMENER. Verbe act., inf prés. (Adminare ), 89, 3964. — Parf. comp., 3e p. s.: out amenet (les barons ), 2783. — Impér., 2e p. p. : ameneiz (Dans une laisse en ei), 508. — Subj.

prés., 3« p. s.: amein(et), 2768. — Plus-que- parf. : oüsse amenet, avec un r. s. m., 691. = Au passif, fut., 2® p. p. : serez amenet, 345 ( avec un s. s. m.).

AMER. Verbe act. inf. prés. (Amare), 521, 1208, 1548, 2001.— Voici sacon jugaison : Ind. prés., lr® p. s. : aim , 327 , 635 , 3406. 3e p. s. : aimet , 1092, 1636 ou eimet, 1377 ; 3® p. p. : aiment, 325 et ament , 397. — Parf. simpl.

Ire p. s. : amai , 1647 ; 3® p. s.: amat , 2134. — Fut. Ire p. s.: amerai ; 284 et 3598 ; 3« p. s. : amerat , 494 et 1642. Partout où l’a du radical est tonique, nous avons ai ; partout ailleurs a. Cf. clamer ci cleimet, etc.

AMETISTES. R. p. f- (Amethystos) :

Pierres i ad , ametistes e topazes, 1661. Cf.? matices.

AMI. R. s. m. (Amicum), 363, 2904.

— Voc. s. m.: amis, 1112, etc. — R.

p. : amis, 2421 , 2953.

AMIE. Voc. s. f. (Arnica), 3713. — Au s. p. f. : amies : Pur sa beltet dames li sunt amies, 957.

AMI RACLE. R. s. m. : Vait le férir en Vescut amiracle, 1660. Quelques éditeurs ont fait de ce mot un dérivé d ’emir(?). Nous l’avons entendu autrement. V. Miracle.

AMIRAFLES. R. p. m. (Dérivé d’amir) : Marsilies mandet... les amirafles e les fUz as cunturs, 850.

AMIRAILL

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