V. Baptizent
BAPTISTERIE. R. s. { Baptisterium.
D’après la laisse où ce mot se trouve, on doit prononcer batistire. On trouve baptistire dans la Chronique des ducs de Normandie) : Meinent païen ent(r)esqu'à V baptisterie, 3668.
BAPT1ZE[RE]NT. Verbe act., 3« p. p.
du parf. simple ( Baplizarunt ), 3986.
Le ms. porte à tort baptizent. — Impér., 2e p. p. : baptisez, 381. = Verbe passif, 3« p. p. de l’ind. prés., avec un s. p. m. : baptizet sunt,
PARANT. Erreur, pour brant . 3691.
BARBAMUSCHE. R. s. m. (?) Nom de cheval , 1491.
BARBAR1NS. Adj. s. s. m. ( Barbari nus) : baiîbarins est d'un estrange païs, 1236. Cette appellation correspond sans doute aux « États barbaresques ».
BARBE. R. s. f. ( Barbam ), 48, etc.
BARBET. Adj. r. s. m. ( Barbalum ) , 65. — R. s. f. : barbée, 3317. — R.
p. m. : barbez , 3260.
BARGE. R. s. f. [Barca , barga. Hincmar, a:chevêque de Reims, ann. 876, dit: « Nortmanni , cum. C. navibus magnis quas nostrates bargas vocant. » Pertz, Scriptores , I, 501), 2467. = R. p. f. barges, 2625.
BARNAGE. S. s. ( Baronalicum ) : Dist V Arcevesque : « Ben ait nostre barnage , » 1349. Ce mot a , dans ce vers , le sens «de baronnage, assemblée des barons ». = Barnage signifie aussi « le courage, la fierté d'un baron» :
Repairet sen à joie et à barnage, 3944; et: De tel barnage Cad Deus enluminât , 535. Ces derniers exemples nous offrent ce mot au cas régime.
BARNET. R. s. m. ( Baronatum , barnatum) : Meilz voelt mûrir que guerpir sun barnet, 536. Ce mot signifie non seulement « le groupe, l’ensemble des barons », 1061; mais aussi « les qualités, les vertus du baron » : Fusl chr estions, asez oüst barnet, 899.
BARUN, BARON. S. s. m. C’est le cas régime de ber, bers. Voir ce mot.
BASAN S. s. m. Nom propre d’homme (Dans la Prise de Pampelune , ce même personnage est appelé Basin ou Baxin ), 208. = Basant, 291.
BASBRUN. R. s. m. Nom propre d'homme. C’est le nom d’un « veier », d’un viguier du roi, 3952. Il est aisé de voir de quels éléments se compose ce sobriquet.
BASCLE. R. s. Nom de pays (?) : Celé d'Occiant, e d'Argoillie , e de Bascle, 3474. « Bascle phonétiquement = Baske ( Basque ) comme chaple = chape, naple = nape, gigle = gigue, jamble = jambe, langle = lange, triade = teriake, desruble = desrube, etc. Cette intercalation d’un l est un fait phonétique parfaitement établi. » Note de W.
Fœrster.
BAS1LIES. S. s. m. Nom propre d’homme [Basilius) , 291. R. s.
m. : Basilie , 2346.
BASSENT. Verbe act., 3® p. p. de l’ind. prés. Bassent lur chefs , 3273.
BASTUNS. S. s. m. bastun , 320, 765. — R. s. m. Bastonem, de la racine bast — porter. Cf. le grec BacrxaÇw. (Note de W. Fœrster.) —
R. p. m. : bastuns , 1825.
BASTUNCEL. R. s. m., diminutif du
précèdent, 2&60.
BATAILLE S. s. f. ( Batlualia ). A toujours, dans Roland, le sens actuel, 734. — R. s. f. : bataille, 18.
— R. p. f. : batailles, 3336.
BATENT. Verbe actif, et quelquefois neutre, 3e p. p. de l’ind. prés.
( Baltuunl ) : Les venges ( d'or ) li bâtent josqu’as mains , 1158. — A granz bastuns le bâtent e defruisent, 2588. — Parf. simple, 3e p. s.
avec un r. s.: ad batut, 2368. — Part, passé , r. s. : batut , 2368 , et batud, 1552, et r. s. f. : batue,
BAVIÈRE. R. s. f. (Bajuvariam) , 3977. V. Baivere.
B A VI ER. S. p. m. ( Bajuvari ), 3793. V. Baiver.
BEL, BELE. Voy. Bels.
BELÉMENT. Adv. ( Bella-mente ),
BELNE. R. s. f. Nom de ville. Beaune ( Belnam ), 1892.
BELFERNÉ. R. s. Nom de royaume païen (?), 812.
BELS. Adj. s. s. m. ( Bellus ), 157. —
S. s. neutre ; bel : Pur ço que plus bel bel seit, 1004. — Voc. s. m. :
bels, 2207 et 2402; bel, 622. — S.
p. m.: bel, 1395.— R. p. m. : bels, 295 , 2243. — S. s. f. bele, 445. — Voc. s. f. : bele , 2916. — R. s. f. : bele , 59. — S. p. f. : BELES 2291. — R. p. f. : beles, 2250.
BELTET. R. s. f. ( Bellitatem ), 357.
BEN. Adv. [Bene], 34, 36, 61, 143, 161 , 298, 1177,1478, 3475. etc. V.
Bien .
BEN. Subs. r. s. N’ad deservit que
BENEIGUN — BLIALT
altre ben i ait, 3740. V. Bien.— C’est cette dernière forme qui est correcte ; car ce mot, conformément aux lois de la phonétique , ne se trouve comme assonance que dans les couplets en ier.
BENEÏCUN. R. s. f. ( Benedictionem ), 2194,°2245. On disait faire sa beneïçun , pour « donner sa bénédiction »>.
BENEÏSSENT. Verbe actif, 3® p. p. de l’ind. prés, du verbe «beneïr» ( bene dicere ), 3667. — 3® p. s. du parf.
simple ; beneïst, 1137, 3066. — 3® p. s. du subj. pr. : beneïsse, 1931.
v- Cf. beneïst, 2017 (?).
BER, BERS. S. s. m. (Bers se rapporte à barus, qui se trouve dans la Loi des Alamans comme synonyme d ’homo, et ber peut-être à baro.) Ber, 531, 648, etc.; bers, 125, 1155, etc., et barun , par erreur, 2190. — Voc. s.
m. : ber, 350, et bers, 3344. — R. s.
m. : barun, 175, et baron, 467. — S. p. m : baron, 2415. — Voc. p. m. :
baruns , 70 ; barons , 1472, et baron , 3366. — R. p. m.: baruns, 166, et barons, 1696.
BERENGERS. S. s. m. Nom de baron français (Berengarius , orig. germ.
Pott le rapporte à bar, ours, et ger , lance), 795, et, par erreur, Berenger, au vers 1304. — R. s. m. : Berenger, 1581. Ce mot ne se trouve comme assonance que dans les laisses en ier.
BESANCUN. K. s. ( Vesuntionem ) , 1429. *
BESANZ. R. p. m. Monnaie ( Bysan thios ), 132.
BESGUN. R. s. m. Nom pr. d’homme, le même que Begues au s. s., et Begun au r. s. ( Nom d’origine germanique, forme familière de quelque autre nom), 1818.
BESTE. S. s. f. ( Bestia ), 1555 et 2436.
BEVON. R. s. m. Nom pr. d’homme.
C’est le cas oblique de Beuves ou Bueves (Orig. germ.: voy. Pott, 82),
BIEN. Adv. ( Bene), 34, 108, etc.
BIEN. Substantif r. s.; Si V saluèrent par amur e par bien, 121.= Ce mot n’étant employé comme assonance que dans les laisses en ier, c’est 6ienqui, conformément aux lois de la phonétique , est la forme correcte.
BIÈRES. R. p. f. Cercueils (Haut ail.
bara, anglo-saxon bœre . Dans le Glossaire anglo-saxon-latin d’Elfric, feretrum, bœre), 1748.
DIRE. R. s. f. Nom de terre (?) : Par force iras en la terre de Bire, 3995.
BISE. Adj. r. s. f. Brune (?) : Rollanz
ferit en une perre bise , 2338. — S.
p. f. : bises, 815.
BITERNE. R. s. Nom de ville ou de pays , très probablement imaginaire :
Peut à sun col un escut de Biterne, 2991. L’assonance, d’ailleurs, n’est pas observée dans ce vers , qui appartient à un couplet féminin «n un- \-e.
BLAIVE. R. s. f. Nom de ville #n France. Blaye ( Blaviam ), 3689.
BLANC. V. Blancs.
BLANCANDRINS. S. s. rn. Nom de Sarrasin (?), 24 , etc., et Blanchandrins, 413. — R. s. m.: Blancandrins , par erreur, 68, et Blancàndrin , 23.
BLANCHEIER. V. Blarcher.
BLANCS. Adj . s. s. m. (De l’a 1 1. blanch) , 551.— R. s. m.: blanc, 272, etc. —
R. s. n., blanc : Ne n’uni de blanc ne mais que sul les denz , 1934. —
S. s. f. : blanche, 1843. — R. s. f. : blanche, 117. Une seule fois on trouve blance , 3712. — R. p. m. :
blancs, 110, etc. — R. p. f.: blanches, 89, etc.
BLARCHER. Leçon détestable, pour Blancheier. Verbe neutre , inf. près,
( Même étymologie que le précédent):
Par cesle barbe que veez blancheier, 261.
BLASMË. R. s. m. Ce mot a partout le sens actuel. 1082, etc.
BLASMER. Verbe act., inf. prés. Sens actuel ( Blasphemare ), 681. — Subj.
prés., 3® p. s., blasme (pour blasmt):
Ki que V blasme ne qui i lot ( locution proverbiale ), 1546. — Au passif.
Subj. prés., 3® p. p., avec un s. p, m, : SEIENT BLASMET , 1063.
BLECET (est). Verbe passif (?? Moy.
allem. bletzen . — On a proposé lœsare, avec un b renforçant. Cf. bruur ), 3® p. s. de l’ind. près., avec un s. s. m. : est blecet, 1848. — Fut., 3® p. s., avec un s. s. f., iert blecée : La gent de France iert blecée, 590. Le sens est plus large qu’aujourd’hui.
BLESMIE (iert). Verbe passif, fut., 3® p. s., avec un s. s. f., 590. (Étymologie Scandinave , assez douteuse.
Blâmi, bleu.)
BLET. S. s. ( Bladum ), 980.
BLIALT. R. s. m. ( Le moyen haut allemand a bliat , blialt , brocart d’or et desoie;Diez, I, 72.) Le blialt est, dans notre Roland, Je vêtement qui se porte en guerre sous la tunique de mailles , et en paix sous le manteau de fourrures. En ce dernier cas, il est de soie : E estremés en sun blialt
BLOI — BRONIE
de pâlie , 303. = Pour le blialt de guerre, voy. le vers 2172.
BLOI. Adj., r. s. m. Le sens est discuté : j’ai traduit par « bleu »>. (Ail. blâo?) D’autres rattachent bloi à blond. (L’origine serait le danois blod ou le nordique blaud. ) Sur un perrun de marbre bloi se cuichet , 12.
— R. s. f., bloie : EV cors li met tute V enseigne bloie, 1578. — R. p. m.:
blois , 999.
BLOS. R. p. m. Nom de peuple barbare (?), 3224.
BLUND. Adj. r. s. m. (? V. Bloi), 1904, et blunt, 2702.
BOIS. R. s. ni. ( Boscum ), 3293.
BOISSUN. R. s. m. ( D’un diminutif de boscus, boscionem ) : Que mort l'abat sur un boissun petit, 3359.
BONS. Adj.,, s. s. m. [Bonus], 1262, et bon, par erreur, 2067. — S. s. f.: bone, 925. — Voc. s. f.: bone, 2304. — R.
s. m. : bon, 1153. — R. s. f. ; bone, 984.— S. p. m.: bon, 1080, et, par erreur : bons, 3336. — S. p. f. :
bones, 949. — R. p. m. :*bons, 939.
R. p. f. : bones, 640.
BONTET. R. s. f. [Bonitatem], 533 et
BORGOÎGNE. R. s. f. ( Burgundiam ),
BORGUIGNUNS. R. p. m. ( Burgun diones ), 3701.
BOSU1GN. R. s. [Bis ??, ou bes? et bas lat. sonium, d’un radical germ., syn (nordiq.), sunja (gothiq.), qui a donné soin , essomes , etc.) Kar de ferir oi jo si grant bosuign , 1306.
BOÜD (unt). Verbe act., 3® p. p. du parf. comp. (D’un participe de bibere , 2® formation. Cf. asoüret , consoüt) : Li miez guariz en unt boüd üant , 2473.
BRACE. R. s. f. (Le pluriel neutre brachia a donné lieu à cette forme féminine du singulier. Cf. essample, aumaille, etc.) : Sanglant en ad e Vosberc e la brace, 1343.
BRAIRE. Verbe neutre, inf. prés. (Bas lat. bragire , ramené à la 3® conj.
bragere ), 3487. — Ind. prés., 3® p.
p. : braient, 3526.
BRAMIDONIE. Nom de la femme de Marsile (?). S. s. f. 2822, 3636,3680.
BRAMIMUNDE. S. s. f. Nom qui, dans la première partie de notre poème, est donné au même personnage que le précédent, 634, 2576, 2714, 2743.
BRANCHES. R. p. f. (Bas lat. brancas , de l’anc. gaélique brac??), 72 et 80.
BRANDIR. Verbe act., inf. prés. (V.
Brant ), 1203, 1249. — Ind. prés., 3® p. s., brandit : Brandit sun colp, 3629. — Parf. simpl., 3® p. s. : brandist, 1509. — Parf. comp.. 3® p. s., avec uu r. s. f. : at brandie, 722.
Au v. 499. le ms. d’Oxford nous donne branlie : Quant Voit Guenes , l’espée en ad branlie. Mais il faut sans doute lire brandie .
BRANLÉE ( ad ). Verbe act. 3® p. s. du parf. comp., avec un r. s. f. (Diez rattache branler à brandir) : De sun espiet la hanste en ad branlée ,
BRANT. R. s. m. Épée (Ane. haut allem.: brant , tison), 1067.
BRAZ. R. s. [Brachium), 597. — R.
p. : braz , 1711.
BREF. R s. m. ( Brevis pour brève). Le sens est celui de « lettre *> ou « charte » , 341 , 487. — R. p. m. :
brefs, 2613, 1684. Ce mot ne se trouve en assonance que dans les laisses en ier. Donc , brief.
BRETAIGNE. R. s. f. ( Britanniam ), 2322. Il est ici question de la Petite- Bretagne.
BRETUN.S. p. m. [Britanni) , 3961.
— R. p. m. : Bretuns, 3052, 3702.
Même remarque que pour le mot precedent.
BRICUN. R. s. m. Misérable. (Haut allem. : brecho ? suivant Diez ou formé sur le bas latin : briga , d’après Ducange) : J à mar crerez bricun , 220.
BRIGAL. Nom propre de ville ou de pays païen (?), 1261.
BRIGANT. Le même que le précédent, par erreur du scribe , 889.
BRISET. Verbe act., 3® p. s. de l’ind. prés. ( D’après le haut allem.: bristan ), 1200. Brise, 2340. — Parf.
comp., 3® p. s., avec un r. s. n.: ad briset, 1205. — Part, passé, s. p. f . : brisées, 3386. Les assonances nous prouvent qu’il faut iire brisiet, brisiees.
BROCHET. Verbe act., 3® p. s. de l’ind. prés. [Broccus , suivant Diez; mot auquel Plaute et Varron donnent le sens de « dent pointue *> ; d’où broccare) : Sun cheval brochet, 1197; broche, 1125. Et, au neutre:
Li arcevesque brochet par tant grant vasselage, 1658. — 3® p. p.
au neutre: brochent ad ait, 1381.
BRQHUN. R. s. m. (Ours?): En dous chaeines si teneit un brohun, 2557.
BRONiE. S. s. f. ( Brunia , en basse latinité: du germ, brunnja , cuirasse), 1495. — R. s. f. : bronie, 1372 , et brunie , 384. — R. p. f. ;
BRUILL — CADEIR
BRONIES, 1473. — R. p. f. BRONIES,
BRUILL. R. s. m. Petit bois (V. Diez, Lex. étym., dern. édition, p. 88.
« On croit le mot brog celtique.
Brog avec le suffixe il a visiblement subi une formation allemande si la racine elle-même n’est pas allemande ; car le mot se trouve en des anciens noms locaux allemands » ),
BRUISE. R. s. f. La Prusse ( Borus siam), 3245. L’auteur du Ruolandes - Liet, le curé Conrad, dit : DiePrussen ( V. Romania, II , 332).
BRUNIE. R. s. f. (V. Bronie).
BRUNISANT. R. p. m. Par erreur, au lieu de brunisanz. Part, prés., de brunir, 1621. V. le suivant.
BRUNS. Adj., s. s. m. (Haut allem.
brun), 1953. - — R. s. m. : brun, 2089. — S. p. m. : brun, 1043.
BRUNS. R. p. m. Nom propre de peuple païen, 3225. V. ? le précédent.
BRUUR. R. s. f. Bruit (Même racine que bruire. Or, Littré et Diez tendent à admettre le latin rugir e , <( avec un b pour renforcer le mot. »
Dans la Loi des Alamans on trouve brugit pour rugit), 1021.
BUC. R. s. m. (L’origine est germanique): Desur le buc la teste perdre en deil, 3289.
BUCHE. R. s. f. Bouche ( Buccam ) 1487. — R. p. f. : bûches , 633.
BUCLE. S. s. f. Boucle de l’écu ( Buc cula ), 3150. — R. s. f. ; bucle, 1262.— R. p. f. : bucles, 2538.
BUELE. R. s. f. Les boyaux ( Botel lam ), 2247.
BUCLÉR. Adj. r. s. m. ( Buccula rem et non buccularium) : Tanz ( colps J ad pris sur son escut bucler, 526. — R p. m. : buclers. Cez escuz buclers , 4968» = Ce mot est
ÇA. Adv. de lieu ( Ecce-hàc ). Ça est * toujours uni à un autre adverbe :
Ça devant, 1784. Ca jus, 2296.
CAABLES. R. p. rn. Machines de guerre, pierrières (De catabula — xxTa^oVrj. Un vieux traducteur de Guillaume de Tyr parle d une grande périr re que I on claime chaabi e (vi, 15); ei Guillaume le Breton: Mag?ia pelruriu quæ cuadabula vocabatur.
De gestis Philippi Augusti anno 1202.
correct sous cette forme, et ne se trouve, comme assonance, que dans les couplets en er.
BUGRE. S. p. m. ( Bulgari ) : E Hun gre e Bugre , 2922.
BU1LLIT. Verbe neutr., 3® p. s. du parf. simple ( Bullivit ) : Desuz le frunt li buillit la cervele, 2248.
BUISINE. R. s. f. Trompette ( Buc cinam), 3523. — R. p. f . : buisines,
BUNDIST. Verbe neutr., parf. simpl., 3e p. s. Retentit (?) Diez rattache à bombitare (?) ce. verbe qui jusqu’au xv® siècle, a signifié «retentira:
Sur tuz les altres bundist li olifant,
BURC. R. s. m. Ville [Burg , germ.) :
Gésir porrum ei’BURC de Seint-Denise , 973.
BURDELE. R. s. f. Nom de ville ( Burdigalam ), 1289. — Au v. 3534, Burdeles.
BURGEIS, S. p. m. Bourgeois ( Sur genses ), 2691.
BUTENT BOT. R. s. Nom de pays.
C’est très probablement le nom de cette vallée, située en Cappadoce, près du Taurus, à l’est d’Eregli, l'ancienne Iléraclée , où se séparèrent Tancrède et Baudouin après la bataille de Dorylée et dont parlent les Gesta Francorum, Raoul de Caen, Albert d’Aix , la Chanson d'Antioche et Guibert de Nogent sous les noms de Boientroth , Butroli valles , valles Buotentrot , Botentrot et Botentroth. ( V. la note du vers 3220, où l’on a résumé un travail de Paul Meyer, publié dans la Romania. MU, p. 335.) 3220.
BUTET. Verbe act., 3® p. s. de l’ind.
prés. Place, met, etc. (D’après le haut allem. bozen ), 641.— 3® p. p. : butent, 2590. — Parf. comp., 3® p»
s. : ad butet , 2173.