‹ Chanson de RolandChapitre 215 sur 323 · S. : SE DEMENT · texte numérisé non relu

S. : SE DEMENT

DEMENIE = demeine. Adj. r. s. (Ce mot dérive de demanius, domanius , — dominions. V. Ducange, à ces différents mots.) Dominions , domanius a d’abord désigné ce qui appartenait en propre au dominus ou seigneur. Puis , par une extension facile à saisir, il a eu le même sens que le latin proprius : Sun cors demenie mult fierement asalt , 729.

DEMI. R. s. m. et f. ( Dimidium, ) :

Demi mun host , 785; demi pied, 1218 ; demi Espaigne, 432.

DEMISE. Part, pass., s. s. f. Fondue (?) ( Demissa ?) : Issi est neirs cume peis ki est demise , 1635.

DEMURET. Verbe neut., inf. prés.

(Demorare. Pas de déponents dans le latin vulgaire), 2451. — Ind. prés., 3® p. p. : demurent , 162. — Parf.

simpl., 3® p. s. ; ad demuret, 2622.

3® p. p. : UNT DEMURET, 1806. — Part, prés., s. p. m. : demurant, 3519. = Ce verbe est également employé comme réfléchi ; Inf. prés. :

Li Amiralz ne se voelt demurer.

DEMUSTRAI — DESCHEVALCET

3140. — Ind. prés., 3© p. s. : Morz est li quens que plus ne se demuret, 2021. rr Le sens est tantôt celui de l’original latin « se mettre en retard *>. (v. 3140, 1841, etc.); tantôt celui de « rester » (v. 2451, 162).

DEMUSTRAI. Verbe act., parf. simpl., lr© p. s. ( Demonstravi , par la chute de la nasale), 514. 3© p. s. : demustrat,

DENEMARGHE. R. s. f., 749, 1650, 3856. V. Danemarche.

DENER. R. s. m. ( Denarium ), 1262. — R. p. m. : deners, 1148. Ce mot est presque toujours employé comme négation explétive : Tute lor leis un dener ne lur valt , 3338. — Ne valt •un* deners, 1880. D’après les assonances et les lois de la phonétique, il faut denier.

DENISE. R. s. m. ( Dionysium ) : EV bure de Seint- Denise , 973. E des chevels munseignor seint Denise, 2347. On voit par ces deux exemples, quelle était la prononciation de ce mot, qui sert d’assonance en deux couplets féminins.

DENT. S. s. m. ( Dentem), 2346. — R.

s. m. : dent, 1603. — R. p. m.: denz, 1934 V. Adenz. ■=. Dent est du masculin, et les exemples abondent pour le prouver : La dame est gente et les dens ot petis. — Il sont plus blans qu ’ ivoere planeïs. Garin le Loherain, éd. P. Paris, I, p. 298. — Les dens ot igués — Et sont fais par compas com s’il fuissent plantés.

Elie de S. Gilles, ms. de la B. N.

5516, f© 88.) Femme qui ait les dens menus ( Bibl. d’Épinal, m. s. 189. Bulletin de la Société des anciens textes, 1876, n© 2-4, p. 83.) V. surtout l’exemple de Mainet , qui est tout à fait analogue à celui de Roland (v. 2346) : Un des denz saint Jehan.

DEOL. R. s. m. Deuil. 929. V. Doel.

DEPARTED. Verbe neut., subj. prés., 3© p. s. [De et partire.) En parlant d’une bataille : Doel i avrat, enceis qu’ele departed, 3480. Le sens est ici : «Avant qu’elle soit finie. »=:Le même verbe est p. e. réfléchi. Subj. prés..

Ire p. p. : Col en avras einz que nos departum, 1900. = Et au passif, subj.

prés., 3© p. s., avec un s. s. f., seit departie : Vanme de mei me seit ot DEPARTIE , 2940.

DEPARTIE. S. s. f. Séparation [Departita) : Einz le vespere , ert mult gref la départie , 1736.

DEPIÈCENT. Verbe act., ind. prés.,

3‘ p. p. Mettent en pièces ( Depe* tiant ), 3880. — Imparf. de l’ind., 3© p. s. : depeçout, 837. Ces impar faits sont propres aux dialectes de l’Ouest.

DERERE. Prép. [De-retro] : Derere set, 573. = Derere est en outre employé adverbialement : Sunent cil graisle e derere e devant, 1832.

DERUMPRE. Verbe act., inf. prés. Briser, rompre [Dis-rumpere), 1500. — Ind. prés., 3« p. s. : herumpt, 1227; Cf. desrumpt, 2449. — Parf. simpl..

3« p. s. : derumpit, 1284. — Subj.

prés., 3© p. s. : deru[m]pet, 19. — Part, prés., s. p. m. (dans le sens du part. pass. ) , derumpant : Tuit li membre de sun cors [ sunt ) derumpant, 3970.

DES. Pour « de les n [De illis), 24, etc. etc. V. De.

DÈS. Prép. [De-ex) : 1© Dès ore, 179, 3804, 3747. Dès les Apostles, 2255.

= 2© Dans les cas précédents, il s’agit du temps; dans le suivant, de l’espace : Dès Cheriant entresqu’en Val Marchis , 3208.

DESAFFRET. Verbe act., ind. prés., 3© p. s. Enlever le safre , la broderie d’or ou de laiton (On a dit que safre se rapporte à safran , et que « safran » vient de l’arabe za feran, en italien zafferano. Mais M. Dozy propose avec plus d’exactitude, de rapprocher safre de l’arabe sofr, cuivre jaune, laiton. Et le safre n’était autre chose, en effet, que des fils de laiton passés dans les mailles du haubert. V. le Dietionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientale, par Marcel Dévie ) : De sun osberc les dous pans li desaffret, 3426.

DESARMER. Verbe act. et réfl., inf.

prés. [Dis -armare) : Se désarmer, 2498. — Ind. prés., 3© p. p. :

DESARMENT, 3942; SE DESARMENT,

DESCENDRE. Verbe neut., inf. prés., [Descendere ), 3920. — Ind. prés., 3© p. s. : descend, 2448, et descent, 2013, 2356. 3© p. p. : descendent, 406. — Parf. simpl., 3e p. p. : descendirent.

120. — Parf. comp., 3© p. s., avec un s. s. m. : est descenduz , 2819, et descendut, 2479. — Fut., 3© p. s. ; descendrat, 710. 3© p. p. : descendront, 1746.

DESCHEVALCET (ad). Verbe act., 3© p. s. du parf. comp., avec un r. p. m. A désarçonné [Dis-cavallicatum habet) : VII Arrabiz i ad deschevalcet, 1513. L’assonance exige deschevalciet.

DESCLOT

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