V. Duret
DURESTANT. R. s. m. (Il s’agit ici d’une localité au sud de l’Espagne, près de l’Afrique; mais nous avons évidemment affaire à une bévue géographique, comme il y en a tant dans le Roland, ou à une erreur de copiste ; car, comme le dit W. Fœrster : Durestan, ou, sous une autre forme, Duresté, est le port de mer très célèbre d’une ville hollandaise très connue au moyen âge) ; Des porz d’Espaigne entresqu’à durestant, 870.
DURET. Verbe neut., ind. prés., 3® p. s. [Durât) : Tant cum hanste li duret, 1322. 3e p. p. durent, 1802. — Fut. 3® p. s. DURERAT, 291.
DURRAI. Verbe act., Ire p. 5. du fut.
de duner ( Donare habeo), 75, 3207.
DURREZ. Verbe act., 2® p. d. du fut.
de duner [Donare habetis), 30.
DURRIUMS. Verbe act., Ire p. p. du cond. de duner ( Donare habeba mus), 1805.
DURS. Adj. r. p. m. (Duros), 3249, 3380. V. Dur.
DUT. Verbe act., parf. simpl., 3e p. 3. de deveir (Debuil), 333. V. Dei.
DUTANCE. R. s. f. Crainte (Dubitantiam) : N’en ad pour, ne de mûrir DUTANCE, 3613.
DUTET. Verbe act., 3e p. s. de l’ind.
prés. Redoute (Dubitat) : Li Ami - ■ralz il V ne crent ne le dutet, 3580. — Parf. comp., 3® p. p., avec un r.
p. m. : unt dutez, 3580.
DUX. S. s. m. ( Dux ), 105, 243, et, par erreur, duc, 1767. — R. s. m. :
duc, 170, 3008, 3534. — S. p. m. :
duc , 378. — R. p. m. ; dux , 14.
DUZE. Nom de nombre , indéclinable ( Duodecim ), 262.
E. Conj. copulative (Et), S, 938, et mille fois passim. Notre texte offre toujours e et, une seule fois, et. ~ Remar-
quer un emploi spécial de la conjonction e dans le vers suivant : S’en volt ostages, e vos Ven enveiez, 40.
Eî — EN
E! interjection : Et reis amis , que vos ici nen estes, 1697. Et France dulce , 1985.
ED AGE. R. s. m. Age (Ætaticum) ,
EDET. R. s. m. Age, vie ( Ætatem ) :
N’i ad Franceis n’i perdet sun edet, 3170. La dentale a été conservée comme dans edage.
EGLENTER. R. s. m. Églantier (D’un mot en entarius , formé sur aculeus, d’après Diez et Littré), 114. = L’assonance exige eglentier.
EI. Verbe act., Ire p. s. de l’ind. prés. d’aveir (Habeo), 2305.
EIMET. Verne act., 3® p. s. de l’ind.
prés, d’amer ( Amat ), 1377.
EINZ ( Ante-\-s . Cet s est l’s adverbial.) lo Conjonction (avec que). Le sens primitif du latin antequam a été gardé dans les exemples suivants :
Einz que il moergent , 1690. Einz que jo vienge, 2939. = 2° Adverbe.
Le sens de ante, considéré comme adverbe et signifiant auparavant, se retrouve au v. 3394 : Une einz ne puis ne fut si fort ajustée. C’est de ce dernier sens qu’EiNz devait partir pour prendre un jour la signification de mais. — 3° Einz , en effet , revêt encore le sens de « mais » : Einz i frai un poi de legerie, 321. rr: Cf.
le v. 1037, qui offre un sens spécial : Cum il einz pont, de V pui est avalet.
EIS. R. Aix-la-Chapelle (Aquis), 2860.