‹ Chanson de RolandChapitre 258 sur 323 · LOR · texte numérisé non relu

LOR

MAIN. Adverbe. Le matin ( Mane ).

Dans notre texte , il est employé concurremment avec par: Par main en Talbe, 667. Comparez la locution :

Par matin, aux vers 163 et 669.

MAINE. R. s. f. Nom d’une province de France ( Ceno-mani.Ceno-mania ),

MAIS. Conj. Ce mot, qui dérive de magis, reçoit dans notre texte plusieurs sens : 1° Il a tout d’abord le sens du latin magis, et signifie « davantage » : N'en parlez mais, 273.

De sun tens ri*i ad mais, 3840. De vos nen ai mais cure , 2305. (Leçon douteuse.) — 2° De là, par une légère extension , le sens assez vague de « désormais » : Quant ert-il mais recreanz d'osteier ?, 543. Cf. 566. — 3® Enfin , nous arrivons au sens actuel du mot mais : Li reis Mar silies... — De sun aveir me voelt duner grant masse... — Mais il me niandet que en France m’en alge , 187. Notons une locution importante, dont mais est un élément.

Ne mais que, signifie « excepté » :

Franceis se taisent ne mais que Guenelun , 217. =r On trouve également cette locution sans que : Ne mes Piollant, 382.

MAISNÈE. R. s. f. Famille, maison ( Mansionatam) : En Saraguce sa maisnée alat vendre , 1407. — Au v. 3391, le sens devient plus étendu, et maisnée est synonyme de « gent » :

Li Amiralz recleimet sa maisnée.

La vraie forme a été maisniée, si Ton

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