V. Quant , qui est la forme correcte
QUAN QUE. Conj. « Autant que... »
( Quanque ne vient pas de quantumcunque, comme l’ont pensé Chevallet et Génin , mais de quantum quod ) :
Vait le ferir li Quens quanque il pout, 1198. Quanq u’il poet s’esvertuet , 2298. Et il s’unit, dans le même sens , à la prép. à : Kar chevalchez à QUANQUE VOS pU6Z , 1175. = QuANque est un véritable adjectif r. s. n. au v. 3202 : Jo vos otri quanque m’avez ci quis.
QUANT. Conj. Lorsque ( Quando ) :
Quant se redrecet, mult par out fier lu vis, 142 , 289 , 324, etc. Cf. Quan au v. 601.
QUANZ. Adj., r. p. m. Combien ( Quantos . Ducange cite des exemples où quantus est employé pour quot) : Cuntes e Dux i ad ben ne sai quanz , 2650.
QUAR. Conj. « En effet... » [Quare) :
A tort vos curuciez ; quar ço vos mandet Caries , 469, 470. Ci! Kar, 390, 682, 742, etc., et car, 358.— Nous avons, notamment au premier de ces mots, exposé les différents sens de cette conjonction. Quar, plus étymologique, était déjà abandonné.
QUARANTE. Nom de nombre ( Qua draginta ), 3936.
QUARREL. R. s. m. Carreau d’arbalète ( Quadrellum ) : D’un arcbaleste ne poet traire un quarrel,
QUARTE. Adject. numéral, s. s. f.
Quatrième ( Quarla ), 3225. — R. s.
f. : quarte , 3036.
QUARTERS. S. p. m. Quartiers de l’écu , divisions matérielles produites sans doute par les bandes ae fer qui assujettissaient le cuir sur le bois ou , qui consolidaient le fût ( Quartarios ) : En lur cols pendent lur escuz de quarters, 3867. Conformément aux lois de la phonétique , ce mot se trouve en assonance dans une laisse en ier, et la forme correcte est quartiers.
QUASSET. Verbe act., 3« p. s. de l’ind. prés, de quasser. Brise, rompt, casse (Quassat), 3448. — Parf. comp., 3e p.
p., aveo,un r. p. m, ; unt quasset,
QUAT. R. s. m. : Li païens chei curr treval à un quat, 1267 (Quat, suivant W. Fœrster, est le substantil verbal du verbe bien connu quatir.
Mais je persiste à croire que quai est pour quas et que le vers du Roland a exactement le même sens que ceux-ci de Partenopex : Il abat lui et son cheval — Tôt a un quas , tôt contreval (v. 8113, 8114).
Cf. la Chronique des Ducs de Normandie, v. 25156. Le mot quas serait ici le substantif verbal de quasser.
QUATRE. Nom de nombre [Quatuor), 185 , 1 686 , etc.
QUE. Pron. relatif, r. s. m. ( Quem ) : Dunez mei l’arc que vos tenez el’ poign , 767. — R. s. f. ( Quam ) .* Ma bone espée que ai ceint à V costet , 1066, etc. — R. p. m. (Quos) : Li .XII. per que jo aveie laiset , 2410.
— R. p. f. (Quas) : Cez paroles que vos avez ci dit, 145. — Le r. n.
latin, tant singulier que pluriel donne également que.= Dans la locution si usitée : Jo fereie que fols, 1035, ( Caries ) fist que proz , 1209, il faut considérer que comme un pronom neutre et traduire: « Je ferais ce que ferait un fou ; Charles fit ce que ferait un preux », etc. etc.
QUE interrogatif (Quod). S. s. n. :
Deusf que purrat ço estre , 334. — R. s. n. : Que fereientil el, 1185. Et, sans interrogation directe : Or ne sai- je que face, 1982. — De même que quid , pris adverbialement, signifie « pourquoi » dans la meilleure latinité, de même notre que a ce sens dans la langue du Roland : E!
reis amis , que vos ici nen estes, 1697. E ! lasse ? que nen ai un hume qui m ’ ocie*j, 2723, etc. Cf. en latin , quid ni.
QUE. Conjonction. 1® Venant de quam .
a. Après un comparatif : Plus curt à pied que ne fait un cheval, 890.
(Que est remplacé par de, après un comparatif, devant un nom ou un pronom : Meillor vassal n’out en la curt de lui, 775, etc. — b. Dans les locutions puis que , einz que , 1690, et enceis que, il faut admettre les étymologies postquam et antequam. = 2® Venant de quod, que a les sens les plus nombreux et les plus