‹ Chanson de RolandChapitre 53 sur 323 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Voici venir un païen, Climborin,

Qui, clair et riant, a dit à Ganelon :

« Prenez mon heaume : onques

l’hommage rendu par le vassal au suzerain. Le vassal mettait ses mains dans celles du seigneur, et le baisait sur les lèvres. C’est ce qu’on appelait devoir « bouche et mains ». Cf. le v. 626.

= Nous n’avons , tout au plus , affame ici qu’à une parodie de l’hommage.

629. H cime. Le heaume est cette partie de l’armure qui est destinée à protéger la tête du chevalier (concurremment avec le capuchon de mailles).

A l’époque de la composition du Roland, le heaume se compose généralement d’une calotte de fer, d’un cercle

n’en vis de meilleur.

et d’un nasel qui couvre le nez. Y. VÊclaircissement III sur le Costume de

guerre et la figure ci-contre ,qui reproduit le sceau de Matthieu, comte de Beaumont-sur-Oise, 1177.

« Sus et’ nasel est uns carbuncles asis.

630 « Si nus aidiez de Rollant le marchis,

« Par quel mesure le poüssum hunir.

« — Bien serat fait, » Guenes li respundit

Pois, se baisièrent es bûches e es vis. Aoi

Page 1