‹ Chanson de RolandChapitre 58 sur 323 · LX1II · texte numérisé non relu

LX1II

Quand le comte Roland entend qu’on le désigne,

Il se prend à parler en vrai chevalier :

« Sire beau-père, je dois vous bien aimer,'

« Vous m’avez fait donner l’arrière-garde.

« Le roi qui tient la France, Charles, n’y perdra rien.

« Rien à mon escient, ni palefroi, ni destrier,

« Ni mule, ni mulet sur lequel on chevauche,

« Ni roussin, ni sommier,

« Avant qu’on ne le paie à coups d’épée.

« —Vous dites vrai, » répond Ganelon, « et très bien je le sais. »

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