‹ Chanson de RolandChapitre 69 sur 323 · LXX V · texte numérisé non relu

LXX V

Au premier rang s’avance le neveu de Marsile,

Sur un mulet qu’il aiguillonne d’un bâton.

A son oncle il a dit bellement, en riant :

« Beau sire roi , je vous ai bien servi ;

« Pour vous j’ai dû subir bien des peines, bien des douleurs, « Pour vous j’ai livré bien des batailles, et j’en ai bien gagné! « Frapper Roland, voilà tout le fief que je vous demande, a Oui, je le tuerai du tranchant de ma lance,

« Si Mahomet me veut aider,

« Et je délivrerai toute l’Espagne,

« Depuis les défilés d’Aspre jusqu’à Durestant.

« Charles sera épuisé, les Français se rendront,

« Et plus n’aurez de guerre en toute votre vie. »

Le roi Marsile alors lui tend le gant.

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