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940 D’altre part est uns paiens , Esturgant ;
Estramaris i est, uns soens cumpainz;
Cil sunt felun traïtur suduiant.
Ço dist Marsilies : « Seignurs, venez avant.
926. Durendal. Nous allons résumer en quelques propositions l’histoire de la fameuse épée de Roland : 1° Durendal est l’œuvre du célèbre forgeron Galand ou Yeland : tel est le témoignage de dix Chansons de geste , et Fierabras est la seule qui l’attribue à Munifican. = 2<> Suivant la Karlamagnus Saga, elle fut donnée à l’Empereur par Malakin d’Ivon, comme rançon de son père Abraham. = 3° Notre poète ajoute que Charles en fit présent à Roland.
C’était dans la vallée de Maurienne (?) (|le Valsemorien de la Gran Cunquista de Ultramar ) , et un ange était des-
cendu des cieux pour enjoindre à l’Empereur, au nom de Dieu, dejla donner au meilleur de ses capitaines. = 4° D’après le Karleto, la Cronica general de Espana, et plusieurs autres textes , Durendal est l’épée de cet émir Braibantdont le jeune Charles triomphe en Espagne, au commencement de ses enfances. = 5° Une autre version nous est fournie par Aspremont, et la conquête de Durendal est précisément l’objet de ce poème. La fameuse épée appartient ici au jeune Eaumont, fils de l’émir Agoland : Roland tue Eaumont et lui enlève Durendal. Le théâtre de cet
« A Roncevaux j’irai joindre Roland :
« Personne ne le pourra préserver de la mort, a Voyez cette épée , elle est bonne, elle est longue;
« Je la mettrai devant Durendal :
« Quelle sera la victorieuse? Vous le saurez.
« Si les Français engagent la lutte, ils y mourront.
« Charles, le vieux Charles, n’en tirera que douleur et honte « Et plus jamais en tête ne portera couronne. »
D’autre part est Escremis de Valtierra ;
Il est païen et maître de cette terre.
Devant Marsiie, au milieu de la foule, il s’écrie t « À Roncevaux ! J’y vais abattre l’orgueil des Français.
« Si j’y trouve Roland , point n’en emportera sa tête,
« Non plus qu’Olivier le capitaine.
« Ils sont condamnés à mort, ils sont perdus, les douze Pairs, « Français mourront, France en sera déserte.
« De bons vassaux , Charles n’en aura plus. »