CXVI
Reis A Imaris est sur le muni venuz,
E de paicns seisanle milie od lui .
Franceis asaillenl par force e par vertut, Par grant irur trestuz les unt feruz ,
Tu z les unt morz , ocis e cunfunduz.
Sur tu z les al très est Gualtiers irascuz, Trait sun espce, enbracet sun escut .
As maistres rênes s'en vient les salz menuz, Ad els s’ajustet, lur fisl malvais salut.
Aoi.
Aoi.
Aoi.
d’Orange , Baucent, etc. etc. Déjà nous J 1408. Pois en perdit. Cette annonce connaissons Tencendur et Veîllantif. | prophétique du dénouement de ia ch an-
Que de lances brisées et rouges de sang !
Que de gonfanons et d’enseignes en pièces!
Et que de bons Français perdent là leur jeunesse!
Ils ne reverront plus leurs mères ni leurs femmes ,
Ni ceux de France qui les attendent là-bas, aux défilés. Charles le Grand en pleure et se lamente :
Hélas! à quoi bon? Ils n’en recevront point de secours. Ganelon leur rendit un mauvais service ,
Le jour qu’il alla dans Saragosse vendre sa propre lignée. Mais, depuis lors, il en a perdu les membres et la vie : Plus tard, à Aix, on le condamna à être écartelé,
Et , avec lui , trente de ses parents Auxquels on ne fit pas grâce de la mort.
GX VI (??)
Le roi Almaris , avec son corps d’armée,
Par un étroit et merveilleux passage,
Va joindre Gautier, qui garde la montagne
Et les défilés du côté de l’Espagne .
k Ah! Ganelon le traître, » dit Gautier le capitaine,
« Ganelon, pour notre grand malheur, a fait marché de nous.»