RÉPONSE A LA CRITIQUE DU SALON DES TABLEAUX
O toi, qui dans un galetas Devrais végéter solitaire, Avec les hiboux et les rats,
Plutôt que tenir cour plénière, Entouré de gitons, qui bientôt sur tes pas
De Duchauffour vont rouvrir la carrière, Crois-tu qu'en tes sales Etats Apollon ait un sanctuaire?
Dans ton taudis, Archiloque nouveau,
Contente-toi d'outrager la nature; Tu ne la vis jamais en beau, Comment peux-tu parler peinture?
C'est Henri trois qu'en grand tableau Tu voudrais voir, et tous nos c... en miniature,
F et poète à contre sens,
Une autre plume que la tienne Saura peindre et braver le Temps,
dans la cour d'entrée avec celles de L'Hôpital, de Descartes et de Fénelon. Ces quatre figures devaient être placées chez le Roi.
i. Par un élève de l'Académie royale de peinture. (M.) L'auteur s'adresse au marquis de Villette, en lui empruntant ses rimes.
Année i ~j j. 133
Pour toi plus vieux à trente ans que Silène,
Tu borneras ton priape ignoré
A la culotte subalterne
Du petit commis sur-doré, Oui, pour quelques écus, le b et le gouverne.
Xe fais jamais à Vénus d'ex-voto,
L'amour ferait laides grimaces,
Quoiqu'il t'enflamme incognito, Pour les chastes fessiers de ces modernes grâces Que la halle nouvelle offie par numéro.
Va t'ébaudir sur leurs cuirasses,
Petit marquis du dernier rang.
Ecrivain du plus bas mérite,
Xe souille plus de papier blanc, Ou notre école, à coups de pomme cuite,
Jusque dans tes chars vernissés
Poursuivra ta muse enfumée;
Assez, sur toi, de travers entassés, D'un cornet à bouquin arment la renommée,
Et selon l'ordre et le bon sens Le temple de Mémoire est arrangé de sorte Que Vernet et Pigal seront placés dedans, Et que de loin Villette en lorgnera la porte,
:^4 Cl ai rcimb aul t- M au repas.