L'EXIL DE BEAUMONT
Beaumont, sens ta méprise, A l'eau tant va le pot
I .Après le retour du Parlement, la lutte avait recommencé entre les magistrats et le clergé, à propos des refus de sacrements, « L'archevêque de Paris, écrit Voltaire, se
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Qu'à la fin il se brise ; Qu'à ta place on est sot !
Enfin donc on t'exile, Tu deviens à ton tour La fable de la ville Ainsi que de la cour.
Du clergé la puissance N'a pu t'en garantir, De ta persévérance Tu dois te repentir ; Ta liberté ravie, Prélat, te prouve bien Que l'homme en cette vie Ne doit compter sur rien.
Du Parlement l'absence Fit ton contentement, Il est de cette offense Vengé présentement.
Qu'il prend bien sa revanche !
Ne te plains point à tort Que la balance penche Du côté du plus fort.
signala plus que jamais dans cette guerre de bîîlets de confession. Le premier président de Maupeou, qui avait acquis beaucoup de crédit auprès du Roi par sa sagesse, fit
enfin connaître tous les excès de l'archevêque Le Roi
l'exila, mais ce fut à Conflans, à sa maison de campagne, à deux lieues de Paris, et il faisait autant de mal de Conflans que de son archevêché. »
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Rien n'échappe aux grands homme;
Pour le saUit de tous,
Dans le siècle où nous sommes.
Il fallait un Maupeou.
Du vrai suivant la route,
Tu devais bien prévoir
Qu'il porterait sans doute
Echec à ton pouvoir.
Ta trame découverte Par ce grand magistrat Assure dans ta perte Le repos de l'État.
Il fallait un exemple Aux yeux de tes égaux ; Crains Thémis dans son temple, Préviens de plus grands maux.
Crois-moi, change de thèse.
Ou tu pourras longtemps Méditer à ton aise.
Malgré tes partisans; Dépouille ton audace, Et, moins rebelle aux lois, Attends tout de la grâce Du plus puissant des Rois.