M""" la marquise du Châtelet, morlc en couches. (M
2. Louis XV^, par une déclaration enregistrée en Parlement au mois d'août 1750, avait ordonné que « tous les ecclésiastiques, bénéficiers, communautés et généralement
Année lySo. 169
Y compris rÉminence ; Sans consulter les avocats, Il va mettre la fierté bas De nos prélats, de nos prélats, De nos prélats en France.
Pour n'avoir voulu rapporter
L'état de la finance,
Nous verrons bientôt exploiter,
L'églisiaire arrogance ;
Sans consulter les avocats,
On va repasser les rabats.
tous gens de mainmorte donneraient, dans six mois pour tout délai, des déclarations des biens et revenus de leurs bénéfices, à l'effet de constater les facultés du clergé et de proportionner à ses richesses les^ secours que le Roi lui demandait dans les besoins de l'Etat, et aussi de remédier à l'inégalité des répartitions qui se faisaient des impositions entre les différents membres du clergé. » L'instigateur de cette mesure, le contrôleur général Machault, s'assurait ainsi les moyens d'imposer régulièrement le dixième ou le vingtième sur les biens ecclésiastiques, au lieu du don gratuit que le clergé fournissait chaque année au Roi. L'assemblée du clergé de France, alors réunie à Paris, voulut protester contre cette déclaration qui menaçait ses immunités ; mais le Roi enjoignit aux évêques de rentrer aussitôt dans leurs diocèses et ordonna que la s^me de quinze cent mille livres serait imposée et levée sur le clergé par les intendants, en la forme ordinaire. Loin de céder, le clergé résista et finit par triompher ; un arrêt du conseil du 22 décembre 1751 ordonna de surseoir à la levée de ce subside, qui était qualifié du terme de libéralité parce que le clergé persistait à ne pas subir le mot d'imposition et que le Conseil ne voulait pas accepter celui de don gratuit.