‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 97 sur 205 · VII · texte numérisé non relu

VII

L'offre qu'ils font d'un don gratuit^

Est une impertinence,

Dès que ce titre seul conduit

A la non dépendance;

Sans consulter les avocats

Il faudra couper pieds et bras.

Du vrai prix de ses revenus

La monacale engeance

Ne désirerait pas non plus

Qu'on connût l'évidence ;

Sans consulter les avocats

Nous verrons traiter les pieds plats.

N'est-ce pas ce qu'on nomme abus Que ces gens d'importance, Sur la cure de cent écus Prennent le tiers d'avance 1 Sans consulter les avocats Prenons les deux tiers des ducats.

S'ils font encor les raisonneurs,

Ainsi que je le pense,

Pour peser le fond de leurs cœurs

Je tiendrai la balance ;

Sans consulter les avocats

I. Le don gratuit n'était en somme qu'un impôt déguisé, mais il avait l'avantage de sauvegarder les immunités ecclésiastiques, puisqu'il était accordé par les assemblées du clergé et non imposé par le Roi.

Année ij5o. 171

Je livre à nos économats

Tous les prélats, tous les prélats,

Tous les prélats de France.

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