‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 93 sur 155 · DU CARDINAL DE NOAILLES · texte numérisé non relu

DU CARDINAL DE NOAILLES

Dans le temple de Mémoire

Est gravé le cardinal.

Il nous conduit droit au mal,

Par vanité et par gloire.

Écoutez-en le récit,

En peu de mots le voici :

Le matin, par conscience, Il signifie son appel, Son parti le croit réel ; Vantant la grande prudence, D'avoir trompé le Régent, Encor tout nouvellement.

Sur le soir tourne la chance ; Inspiré d'un autre esprit,

Année lyiy^ 215

Il retire son écrit.

ô la bonne conscience I Pour conserver son crédit, A chaque instant se dédit.

Le cardinal est-il habile D'avoir déclaré son secret ?

En France, il appelle au concile, A Rome, il signe le décret.

Je le croirais fort habile homme S'il avait bonne caution Qu'on ignorât Tappel à Rome, A Paris l'acceptation*.

CALVINISTES ET JANSENISTES

RÉ JOUISSEZ- vous, calvinistes,

Ne pleurez plus.

Vos bons amis les jansénistes

Ont le dessus;

I. Un mois après l'appel des quatre évêques et de la Sorbonne (3 avril), le cardinal de Noailles .interjeta, lui

2i6 Clairamhault^Maurepas,

Vous reviendrez bientôt en France Comme autrefois.

Rendez grâce à son Éminence S Suivez ses lois.

Il veut devenir le pontife

Des gallicains; Depuis un très long temps il bifie

Les brefs romains.

Venez révérer ce saint homme

A deux genoux, n va prendre congé de Rome

Tout comme vous.

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