‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 4)Chapitre 114 sur 128 · I. Le cardinal de Nbailles · texte numérisé non relu

I. Le cardinal de Nbailles

Jai vu son grand-papa Travailler à ma vigne 1 .

Les princes sont en peine ; Que donner à l'enfant, N'ayant pour toute étrenne Que la myrrhe et l'encens?

N'osant lui procurer des billets en usage , Car le bœuf et l'ânon De tous ces billets-là Nauraient point de fourrage.

Pour nettoyer l'é table, D'Effiat se présenta 2 .

Du bœuf si secourable, Le foin il emporta.

Il en eût fait autant de toute la mangeaille, Mais l'âne, haussant de ton, En son patois cria :

Eh 1 laisse-nous la paille.

Chef du conseil de guerre, Villars se présenta, •

i. Torcy était le neveu du grand Colbert, et l'on sait que Colbert était fils d'un marchand de drap de Reims à l'enseigne du Long- Vêtu.

2. D'Effiat, membre du Conseil des finances, « était un homme de beaucoup d'esprit et de manège, qui n'avait ni âme ni principe, qui vivait dans un désordre de mœurs et d'irréligion public, également riche et avare, d'une ambition qui toujours cherchait par où arriver et à qui tout était bon pour cela ». (SAINT-SIMON.)

Année 1717. 295

Qui d'une mine fière Au petit Dieu parla :

Contre vos ennemis, je vous prends sous ma garde, Mais à condition Que Ton me payera Nombre de sauvegardes.

La petite du Maine Se rend près du poupon.

Son cardinal la mène *, Disant d'un grave ton :

Si nous nous admirons, ce n'est pas sans justice, Faisant vers et chansons.

Puis je vous fais cela, Par droit de bénéfice.

Son visage lubrique, Du Coudrai leur montra, Et sa troupe comique, Au Sauveur présenta, En l'habit du docteur. Venez, lui dit la mère, Réjouir le poupon; Prenez cet emploi-là, N'ayant plus rien à faire.

Rouillé, d'un ton rustique, Voulut faire un discours, Mais un hoquet bachique

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