‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 4)Chapitre 81 sur 128 · LES DUCS ET PAIRS · texte numérisé non relu

LES DUCS ET PAIRS

Les duc et pairs du temps passé, Respectables par leurs naissances, Ne se sont jamais séparés D'avec la noblesse de France*,

1. Ce n'étaient pas les avis de d'Argenson 'qui firent claquemurer le satirique, mais les rapports de l'officier Beauregard, qui faisait le métier d'espion, et avec lequel Arouet s'était imprudemment lié. Ces rapports, publiés par Beuchot, dans son édition de Voltaire, ont pour titre : Mémoire instructif des discours que m'a tenus le sieur Arouet depuis qu'il est de retour de chez M. de Caumartin.

2. Dans l'affaire des princes légitimés (1717), les ducs et pairs avaient prétendu que « c'était à eux seulement qu'était réservé le droit de prononcer sur les différends de la couronne et même sur la succession , parce qu'ils représentaient les anciens pairs au sacre des rois et qu'ils étaient les chefs de la noblesse de France ». La noblesse de France adressa alors un mémoire au roi pour réfuter les prétentions des ducs et pairs : « Les soussignés de l'ordre de la noblesse, disaient-ils, supplient très humblement Votre Majesté de réprimer, par son autorité royale,

222 Clairambault-Maurepas.

Aujourd'hui les nouveaux venus En appellent comme d'abus.

Faites donc corps, modernes grands Avec vos illustres duchesses, Car vous prétendez vainement, D'être les chefs de la noblesse.

Séparez- vous, elle y consent : Allez briller au Parlement 1 .

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