‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 5)Chapitre 43 sur 76 · DE LA CONSTITUTION · texte numérisé non relu

DE LA CONSTITUTION

La Constitution a fait mourir le roi*, C'est Fagon qui l'accuse, et Baudin en fait foi. Il faut de nouveaux supplices,

La punir et tous ses complices.

A quatre chevaux, autrefois.

Fut tiré, l'assassin du meilleur de nos rois • ; Mais Louis ne veut pas qu'on venge ainsi ses mânes.

Or puisque quarante ignorants'. Une jaquette noire et deux rouges soutanes*

1. « Le roi étant mourant, dit Voltaire, ces malheureuses disputes troublèrent et avancèrent ses derniers moments. Spn impitoyable confesseur fatiguait sa faiblesse par des exhortations continuelles à consommer un ouvrage qui ne devait pas faire chérir sa mémoire. » Avant lui, Madame, mère du Régent, exprimait une opinion semblable dans ses lettres. « Ce prince, écrivait-elle, s'était, à l'instigation du P. Le Tellier, affreusement tourmenté au sujet de cette maudite Constitution, au point qu'il n'en avait de repos ni jour ni nuit : c'est ce qui lui a ôté la vie. »

2. Ravaillac, assassin de Henri IV, fut écartelé à Paris, le 27 mai 1610.

3. Dans l'assemblée d'évêques, tenue à Paris en 1714, quarante prélats acceptèrent la Constitution, la plupart par complaisance et pour éviter un schisme à l'Église.

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