‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 8 sur 213 · I. Le cardinal de Mazarin. (M · texte numérisé non relu

I. Le cardinal de Mazarin. (M

Année 1^43. ii

Ces pairs enorgueillis de leurs superbes titres, Des peuples et des rois respectables arbitres, Ces généraux fameux surchargés de lauriers.

Et ces grands sénateurs armés de leurs mortiers, Tous ces fiers demi-dieux, qu'on approche avec peine, Rampent servilement sous un cardeur de laine. Sous un cuistre sans nom, sans honneur et sans loi^ Sous le perfide ami du Mentor* de leur Roi.

De Gesvres se réveille, et d'Antin le seconde *, Mais réclair disparaît lorsque la foudre gronde. De notre liberté ces faibles défenseurs Vainement jusqu'au trône ont porté nos douleurs. On opprime Israël, et sa triste impuissance Du prêtre de Baal enhardit Tinsolence ' ; Que sera-ce, grand Dieu ! si Tencin aujourd'hui, A nos lâches tyrans vient prêter son appui?

Si l'impudique amant des filles de son père, Partage avec Fouquet les soins du ministère ? Mais non, encore un coup, nos vœux sont exaucés^ Dans sa juste fureur Dieu nous dit : C'est assez. Fleury porte au tombeau les jours qu'on lui reproche. Nous respirons enfin, et la mort qui l'accroche Ramenant l'abondance et la paix dans l'État, Va finir les horreurs d'un long triumvirat.

t. Le maréchal de Villeroy, qui fut trahi par le cardina qui n'était encore qu'évêque de Fréjus. (M.)

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