Nièce de M. Le Normand de Tournehem. (M
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138 Clairambault^Maurepas^
Il faut sans relâche Faire des- chansons; Plus Poisson s'en fâche, Plus nous chanterons; Tous les jours elle <^fre Matière à couplets, Et veut que l'on cofire ' Ceux qui les ont faits.
Ils sont punissables, Peignant ses beautés De traits remarquables Qu'ils n'ont point chantés.
La gorge vilaine, Les mains et les bras, Souvent une haleine Qui n'embaume pas.
La folle indécence De son opéra, Où, par bienséance, Tout ministre va.
Il faut qu'on y vante Son chant fredonné.
Sa voix chevrotjante, Son jeu forcené *.
I. M*"* de Pompadour, pour, amuser un prince qui devenait de jour en jour plus inamusable, avait fait construire dans une galerie du palais de Versailles une salle de spectacle connue sous le nom de Théâtre des petits cabi-
Année 1749' ^39
Elle veut qu'on prône Ses petits talents, Et se croit au trône Ferme pour longtemps ; Mais le pied lui glisse, Le Roi sort d'erreur.
Et ce sacrifice Lui rend notre cœur.
Je vois la marquise Et ses favoris, Bientôt, quoi qu'on dise, Regagner Paris ; L'ami La Vallière *, Le cousin Ferrand ', Le frère Vandiêre, L'oncle Toumehem *.
mis. Elle y jouait, devant le Roi et un petit cercle d'intimes, la comédie et l'opéra avec un talent auquel le sati« rique est loin de rendre justice.
1. Le duc de La Vallière était le directeur de la troupe de théâtre réunie par M'"^ de Pompadour.
2. Ferrand, cousin de la marquise, comptait parmi les musiciens du théâtre.
3. Cette pièce n'a pas été conservée dans les recueils manuscrits : elle nous est fournie par Collé, qui constate dans son yournal que « si les couplets ne sont pas bons, ils ont l'air de l'acharnement et de la fureur. »
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