UNISSEZ-VOUS
Air d'Aristippe. — «.
Unissez-vous ! — Loin des partis contraires Les gens de cœur doivent enfin s'unir ; Car en tendant les deux mains à des frères L'homme à grands pas marche vers l'avenir, {bis.) Tel nous soutient lorsque notre corps tremble , Qui dès demain s'affaisserait sans nous : On marche mieux en marchant tous ensemble î Le Christ a dit : Enfants, unissez-vous, {bis.)
Unissez-vous ! — Que ce cri vous anime En réveillant vos plus nobles penchants ; Unissez-vous d'un accord unanime Pour opposer les justes aux méchants.
Oui, regardez, les méchants en cohortes Vont menaçant les peuples de leurs coups : Sans l'union nos mains seront peu fortes î Le Christ a dit : Enfants, unissez-vous.
Unissez-vous ! — 'Voyez , dans l'indigence , Ce pauvre artiste est seul , abandonné ; Et c'est un roi , car par l'intelligence Ce malheureux n'est-il pas couronné ?
Il se compare aux sots que l'on honore Et sent au cœur un sentiment jaloux :
Ah ! que par vous son cœur espère encore î Le Christ a dit : Enfants, unissez-vous.
Voyez là-bas, près de cette chaumiiie.
Un jeune enfant, pâle, faible et souffrant; Péniblement sans but il s'achemine.
Car sur la terre il n'a plus un parent. C'est le printemps : tout sourit ; le ciel brille ; Seul, cet enfant penche un front triste et doux Restera-t-il plus longtemps sans famille?... Le Christ a dit : Enfants, unissez-vous.
Loin des salons où règne la folie.
Hommes de cœur, au modeste avenir.
Unissez-vous, quand plus d'un riche oublie Que l'indigent pourrait se souvenir.
S'il exigeait un jour, en sa colère.
Sa part de pain qu'il implore à genoux... Riche , à vos yeux , qu'un pauvre soit un frère î Le Christ a dit : Enfants, unissez-vous.
Notre planète, où l'orgueil et la haine Font de la vie un lourd poids à porter. L'ange du mal à sa perte l'entraîne :
Quel Josué viendra donc l'arrêter?
D'un jour si beau verrons-nous poindre l'aube ? Son pur soleil brillera-t-il sur nous ? Hommes de cœur , sauvez notre vieux globe î Le Christ a dit : Enfants, unissez-vous.