‹ ChansonsChapitre 39 sur 216 · UN RAYON DE SOLEIL · texte numérisé non relu

UN RAYON DE SOLEIL

Air lies Scythes et des Amazones. — 4.

Hier du nuage froid et sombre.

Qui sur nous pesa trop longtemps, Rien encor ne dissipait lombre :

Le pauvre en pleurs appelait le beau temps, [bis.)

Mais aujourd'hui sur son pâle visage

La joie enfin éclatait au réveil :

Dieu d'un sourire a percé le nuaire , .' ...

' (bis.) Voici venir un rayon de soleil ! (

Un rayon [bis) de soleil ! {bis.)

Bon villageois , ta porte est close , Ouvre-la pour respirer mieux ; Cueille la violette éclose

Sous un baiser de l'astre radieux.

Déjà l'oiseau chante dans le bocage ;

Tout nous promet un lendemain pareil.

Dieu d'un sourire, etc.

Hier tu maudissais la demeure Où pour ta femme tu tremblais.

Jeune ouvrier, mais il cette heure

Ton humble abri se transforme en palais !

Un jour plus doux en ton pauvre ménage

Vient i\ l'amour donner enfin l'éveil !

Dieu d'un sourire, etc.

Lorsque la Flandre, à demi morte.

Nous menace en criant : J'ai faim !

Des soldats nous prêtent main-forte Non pour frapper, mais pour donner du pain (i), Naguère encore un aveugle courage De nos guerriers était seul le conseil. Dieu dun sourire, etc.

Pauvres, quand les cieux s eclaircissent , Pour mettre un terme à vos malheurs, En vain les hommes bons s'unissent :

Ils manquent d or pour sécher tant de pleurs !

Mais vos sanglots qu'il croit des cris de rage,

Du mauvais riche ont troublé le sommeil.

Dieu d'un sourire, etc.

Maint pauvre, fatigué d'attendre Qu'un beau jour éclairât son sort, Crispant la main qu'il n'osait tendre,

Les bras croisés se vouait à la mort.

Non, tu vivras, frère, reprends courage :

Le ciel est pur et l'horizon vermeil.

Dieu d'un sourire a percé le nuage,

Voici venir un rayon de soleil !

Un rayon de soleil !

Mars 1847.

(I) Quand M. Armnnd Plclain, l'homme si dévoue aux {lauvics, cul la noble et pcnéieuse idée d'ouvrir une lisle de souscription en faveur de nos irères des Flandres , les sous-officiers du régiment du génie , alors en garnison à Mons , souscrivirenl spontarénicnt pour la somme de doux cents francs.

L'auteur voudrait avoir une voix retentissante pour publier de semblables faits. A ses yeux, une bonne action vaut bien un beau fait d'armes.

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