‹ ChansonsChapitre 91 sur 216 · I.E CONSCRIT · texte numérisé non relu

I.E CONSCRIT

Air de la Sentinelle. — si.

« Quel bruit fatal... Il t'appelle au combat ! " Je le savais : depuis hier je veille. - Vite debout, enfant, le tambour bat, « Mais ce n'est pas le riche quil éveille.

" Le fils du riche ne doit pas

" Quitter une mère chérie...

V Dieu seul sait si tu reviendras M Sourire encore dans mes bras :

V Adieu ! . . . défends bien la patrie ,

" La patrie. "

L'enfant partit. Loin d'elle avec fierté Il put songer à sa mère éplorée :

Il combattait, mais pour la liberté :

C'était du moins une guerre sacrée !

Chaque jour la vieille au saint lieu , Priant comme une mère prie, Disait : '^ Tu ne veux pas , mon Dieu î " Que ce soit un dernier adieu :

'' Sauve mon fils et la patrie , " La patrie ! "

Dieu l'entendit... La vieille mère un jour Soudain tressaille à des chants de victoire ! Qui donc pénètre en son pauvre séjour ? L'heureuse mère ose à peine le croire :

Un jeune officier sur son cœur La presse, sourit et s écrie :

^ 0 mère , \ois ma croix d'honneur !

" Plains ceux qui nont pas le bonheur M D avoir défendu la patrie, •• La patrie ! •>

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