‹ Chansons choisiesChapitre 110 sur 155 · WATERLOO · texte numérisé non relu

WATERLOO

Sur les penchants que mon récit l'éclairé ; Mais, dit mon ame, apprends aussi de moi Qu'au ciel un jour ayant osé déplaire, Pour m'en punir, Dieu m'enferma chez loi. Veilles, travaux, artifices de femme. Pleurs, désespoir, et des maux que je lais, Font qu'un poète est l'enfer pour une ame.

— Ah! mon ame, je m'en doutais,

Je m'en doutais, je m'en doutais.

ll^aterloo.

Air de ]a Bonne Vieille.

De vieux soldats m'on dit: „Grâce à ta muse, ,,Le peuple enfin a des chants pour sa voix. ,,Ris des lauriers qu'un parti te refuse: ,, Consacre encor des vers à nos exploits. ,, Chante ce jour qu'invoquaient des perfides, ,,Ce dernier jour de gloire et de revers." — J'ai répondu, baissant des yeux humides: Son nom jamais n'attristera mes vers.

Qui, dans Athène, au nom de Chéronée Mêla jamais des sons harmonieux?

Par la fortune Athènes détrônée Maudit Philippe, et douta de ses dieux. Un jour pareil voit tomber notre empire. Voit l'étranger nous rapporter des fers, Voit des Français lâchement leur sourire. Son nom jamais n'attristera mes vers.

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