‹ Chansons choisiesChapitre 147 sur 155 · PONIATOWSKI · texte numérisé non relu

PONIATOWSKI

Ces temps sont loin; mais une voix plaintive Dans l'ombre encore appelle au fond des eaux; Et depuis peu, grand Dieu! fais qu'on me croie! Jusques au ciel son cri s'est élevé.

Pourquoi ce cri que le ciel nous renvoie : ,,Rien qu'une main, Français, je suis sauvé!"

C'est la Pologne et son peuple fidèle Qui tant de fois a pour nous combattu; Elle se noie au sang qui coule d'elle, Sang qui s'épuise en gardant sa vertu.

Comme ce chef, mort pour notre patrie, Corps en lambeaux dans l'Elster retrouvé. Au bord du gouffre un peuple enlier nous crie: „Rien qu'une main, Français, je suis sauvé!"

A Housieiir de Cliateaubriaiid.

(Septembre 1831.)

Air d'Octavie.

Chateaubriand, pourquoi fuir ta patrie.

Fuir son amour, noire encens et nos soins N'enlends-lu pas la France qui s'écrie : Mon. beau ciel pleure une étoile de moins?

Où donc est-il? se dit la tendre mère. Battu des vents que Dieu seul fait changer. Pauvre aujourd'hui comme le vieil Homère, 11 frappe, hélas! au seuil de l'étranger,

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