A MONSIEUR DE CHATEAUBRIAND
Proscrfl jadis , la naissante Amérique Nous le rendit après nos longs discord», Riche de gloire, et Colomb poétique, D'un nouveau monde étalant les trésors.
Le pèlerin de Grèce cl d'Ionie Chantant plus tard le cirque et l'Alhambra, Nous revit tous dévots à son génie.
Devant le dieu que sa voix célébra.
De son pays, qui lui doit tant de lyres. Lorsque la sienne en pleurant s'exila, Il s'enquérait aux débris des empires Si des Français n'avaient point passé là.
C'était l'époque où, fécondant l'histoire, La grande épée, effroi des nations.
Resplendissante au soleil de la gloire.
En 6t sur nous rejaillir les rayons.
Ta voix résonne, et soudain ma jeunesse Brille à tes chants d'une noble rougeur. J'offre aujourd'hui , pour prix de mon ivresst. Un peu d'eau pure au pauvre voyageur.
Chateaubriand, pourquoi fuir ta patrie, Fuir son amour, notre encens et nos soins? N'enlends-tu pas la France qui s'écrie:
3Ion beau ciel pleure une étoile de moinsî*
De5 anciens rois quand revint la famille. Lui, de leur sceptre appui religieux.
Crut acx Bourbon» faire adopter pour flllê il Lititrié qui se pagtQ d'aleui.