LB CINQ MAI
Sa gloire est là comme le phare immense D'un nouveau monde et d'un monde trop vieax. Pauvre soldat, je reverrai la France :
La main d'un fils me fermera les yeux.
Bons Espagnols, que voit-on au rivage?
Un drapeau noir! Ah! grands dieux, je frémis! Quoi! lui mourir! ô gloire, quel veuvage! Autour de moi pleurent ses ennemis.
Loin de ce roc nous fuyons en silence. L'astre du jour abandonne les cieux.
Pauvre soldat, je reverrai la France :
La main d'un fils me fermera les yeux.
AdieuiE. à la Campagne.
(Cette chanson, faite dans le mois de novembre t82î, fut copiée et distribuée au tribunal le jour de ma condamnation. )
Air : Jffuse des bois et des accords champêtres.
Soleil si doux au déclin de l'automne, Arbres jaunis, je viens vous voir encor. N'espérons plus que le trône pardonne A mes chansoBs leur trop rapide essor.
Dans cet asile où reviendra Zéphire, J'ai tout rêvé, même un nom glorieux.
Ciel vaste et pur, daigne encor me sourire; Échos des bois, répétez mes adieux.