COUPLETS POUR LA FÊTE DE MARIE
On achète Lyre et muselle; Comme tant d'aulres, à mon tour, Je me fais poêle de cour.
Te chanter encore, ô Marie!
Non vraiment, je ne l'ose pas.
Ma muse enfin s'est aguerrie, Et vers la cour tourne ses pas.
Je gage, s'il naît un Voltaire, Qu'on emprunte pour l'acheter.
Prêt à me vendre au ministère.
Pour toi je ne puis plus chanter.
On achète Lyre et musette; Comme tant d'autres, à mon tour, Je me fais poète de cour.
Ce que je dirais pour te plaire Ferait rire ailleurs de pilié:
L'amour est noire moindre affaire, Les grands ont banni l'amitié.
On siffle le patriotisme; Ce qu'on sait le mieux, c'est compter.
J'adresse une ode à l'égoïsme, Pour toi je ne puis plus chanter.