‹ Chansons choisiesChapitre 98 sur 155 · COUPLETS POUR LA FÊTE DE MARIE · texte numérisé non relu

COUPLETS POUR LA FÊTE DE MARIE

On achète Lyre et muselle; Comme tant d'aulres, à mon tour, Je me fais poêle de cour.

Te chanter encore, ô Marie!

Non vraiment, je ne l'ose pas.

Ma muse enfin s'est aguerrie, Et vers la cour tourne ses pas.

Je gage, s'il naît un Voltaire, Qu'on emprunte pour l'acheter.

Prêt à me vendre au ministère.

Pour toi je ne puis plus chanter.

On achète Lyre et musette; Comme tant d'autres, à mon tour, Je me fais poète de cour.

Ce que je dirais pour te plaire Ferait rire ailleurs de pilié:

L'amour est noire moindre affaire, Les grands ont banni l'amitié.

On siffle le patriotisme; Ce qu'on sait le mieux, c'est compter.

J'adresse une ode à l'égoïsme, Pour toi je ne puis plus chanter.

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