LE POÈTB DE COUR
On achète Lyre et muselle; Comnae tant d'autres, h mon tour, Je me fais poète de cour.
Je crains que ta voix ne m'inspire L'éloge des Grecs valeureux, Contre qui l'Europe conspire Pour ne plus rougir devant eux.
En vain ton ame généreuse.
De leurs maux se laisse attrister, Moi, je chante l'Espagne heureuse, Pour loi je ne puis plus chanter.
On achète Lyre et musette; Comme tant d'autres, à mon tour.
Je me fais poète de cour.
Dans mes calculs. Dieu! quel déboire Si de ton héros je parlais!
Il nous a légué tant de gloire, Qu'on est embarassé du legs.
Lorsque ta main pare son buste De lauriers qu'on doit respecter.
J'encense une personne auguste.
Pour loi je ne puis plus chanter.
On achète Lyre et muselle; Comme tant d'autres, à mon tour, Je me fais poêle de cour.
LR POÈTE DK COUR. 171
Pourquoi douter, chère Marie Que ion ami change à ce point?
Liberté, gloire, honneur, pairie, Sont des mots qu'on n'escompte point.
Des chants pour toi sont la satire Des grands que j'apprends à natter.
Non, quoi que mon cœur veuille dire, Pour toi je ne puis plus chauler.
On achète Lyre et musette; Comme tant d'autres, à mon tour, Je me fais poète de cour.
lies TroubadoiiriSi