‹ Chansons d'amantChapitre 7 sur 8 · XVI II · texte numérisé non relu

XVI II

Mon 'pauvre amour, 'profond comme une mer déserte vous vîtes autrefois les cortèges en joie des navi'res revenus de la bonne découverte tout chargés de lotus au cœur de soie.

Mon pauvre amour, ample et g'rave, comme soir d'été Vous vîtes un couple, lèvres à lèvres, émietter les psau'm£s des enfances soudaines et regretter la minute si belle, car minute égouttée.

Mon pauvre amour, plus seul que la détresse comme en un cachot dont la luca'rne montrerait au captif la fête qui s'en va, mon pauvre amour, aimé de détresse et sans armes Vous languissez dans la frivole et dwre alarme que ce mirage de la fête émig're en Vau delà.

Lieds

0 mon cœur que veux-tu, veux-tu les contrées natales, le palais sur le morne yole, où les cymbales rythmant le glissement de l'aimée sur tes lèvres pâles ô mon cœur, veux-tu, les contrées natales.

0 mon cœur que veux-tu — sur les navires des émir, fen aller lointain, aux butins d'autres terres. Veux-tu, par les cimes forestières, le monastère oie les frères s'entr'aident à guérir. — ô mon cœur quel divan te faut-il pour dormir.

Donne-moi ton silence et ta mémoire

ta mémoire populeuse de sa face et de sa voix

la plus vaste salle de ton palais, donne-la moi

qu'elle soit obscure et solitaire

pour que seul avec ta mémoire f écoute sa face, ses vertus corporelles, et les horizons de sa voix ,

Ce mendiant dolent et creux, sans besace et sans bâton, des feux et des fêtes qui s' écarte par la ville,

ses yeux sont emplis des pampres a long plis

drapantes de telle imxige au monastère

devant quelle, dans l'ascension d'or des lampadaires.

Il fut des ans, sur ses paumes et ses genoux épris.

Son cœur guéri lui pèse et le plie.

Ce mendiant, dont on raconte une couronne aux beaux fleurons

et dans la digne dextre un sceptre pour bâton,

son cœur guéri V abandonne et le transit.

Quand passent devant ses yeux inertes les cortèges des Tilialifes dans lesfers des lances et les tambours de guerre, ou les pas lents des docteurs grandis des ombres des mystères

Ses yeux restent inertes vers son ombre sur la terre.

Mais si quelque enfant descend a la citerne, m^te en un noir manteau de chevelure ondante. comme un éclair plus fier que les bannières du khalife sille en la nuit livide qui voile son

ÈVEU\CT(AILS T'RÎSTES

Deuil empreint au silence des armures Deuil empreint aux poussières des guitares Silence d'itn deuil aux logettes des murs Deuil sur la route oii les tard-venus si tard

encore trament leur fatigue devant la route plus lointaine des pèlerinages fatidiques

dont nul ne vient plus a ces heures si tard.

Accoudé sur V appui de la fenêtre

et comme penché sur la margelle

d'un puits intérieur de paysage marâtre

aussi, sur la margelle d'une nature tnarâtre

dont les grands lys et les grands chênes et les purs êtres

sont, autour des puits sans fond de vaines margelles

cette face de page, aux yeux, morne fenêtre.

Dans les nuées, si lointaines, si précises

dans les nuées du ciel irréel

le cortège des pourpres et les caprices des Meus

s'inclinent à l'impératrice reculée vers les glaciers du ciel irréel

i les froids confins des glaciers bleus.

Et vers le sommeil silent des armures

et le sommeil silent des guitares

sur les pourpres d'un tapis silencieux s'endort

quelque féerie de chair en un songe d'encor.

Les jardins furtifs des deux solitaires

s'en vont et passent au-dessus des vols d'oiseaux

les vols d'oiseaux passent au château solitaire

par-dessus le silence des fossés et des eaux

le silence des routes monte au solitaire

qui ne voit ni le ciel ni les oiseaux ni la taciturnité des eaux

la femme étendue garde clos son tombeau

de chair, son tombeau de regards clos.

Éventails tristes

Vous, n'entendez-vous pas :

d'enfance, tandis qu'ils dormaient dans Vétable oU des Iras 'pieux et frais les berçaient mus, n'entendez-vous pas sur le sable.

venir les Rois qui parcourent les crèches des étables pour bénir les nouveau-nés qu'on berçait — les Rois n' entendez-voVfS pas leurs pas.

Vous, ne savez-vous pas :

qu'ils leur laissaient l'épée aussi le baudrier : ]

une baguette de coudrier •;

pour évoquer les songes sous leurs pas \

parmi les forêts florales et les buissons fruitiers des cépées :

vous ne savez-vous pas \

qu'ils laissaient sous leurs pas ' les cailloux blancs hérauts muets de la cépée où les nouveau-nés trouveraient dormir la petite fée.

Chansom d'amant

Vous : ne croyez-vous pas

qu'à quelque détour

des routes où lamentent les déshérités

à quelque angle de murs saillant de tours,

pour les déshérités les Rois parrains appelleroM de leur voix de bonté

ceux qui souffrent sur la route et leur donneront encore l'épée le baudrier et la baguette de coudrier puis les mèneront oîi dort oublieuse depuis tant de journées la petite fée.

Vous ne savez-vous pas qu'ils ont mis près des berceaux une idole aux traits lointains, une idole sans parole — mais si les Mois parrains l'ont mise près des berceaux c'est qu'ils viendront chercher et guider de leur parole ceux qui attendent dès heures du berceau.

listes sauront vêtir

comme eux dans les âges

les munir aussi des paroles de sages

qui, dans les temps anciens, pouvaient nourrir

tel aventurier en route dès les âges;

ils leur sauront parler dans son rêve sur la route

leurs pas sur le sable quand ils furent nouveau-nés

le pas de leur parole qui sait nourrir

faim et calmer la soif et faire dormir les aventuriers tombant au long des routes.

Éventails tristes

Pour nous nul n'est venu

le soir en orage chassait loin des villages les Rois — on guérissait l'épave de barques en naufrage des soirs où, des souhaits attendris attendaient les Rois le silence plus profond qui suit les nuits d'orage gardait nos berceaux loin des yeux des Rois.

Est-ce Détresse qui frappe à la porte non c'est un cadavre qu'on emporte

loin de nous vers le moutier oii prient a genoux

les reines mortes.

■Est-ce l'Épouvante qui frappe à la porte non c'est un bruit de choc d'épées qu'apporte

le vent furieux de cette nuit des cavaliers dont le casque luit laissent leur sang couler et bruire pour l'âme morte

d'uM fantôme de reine morte.

Est-ce la Mort qui frappe a la porte.

non sa course est occupée à cueillir des âmes au passer des corps ; a ce jour la Mort est occupée à prendre les âmes et daigner les corps que des lutins pour en rire vifs emportent.

Alors qui donc frappe à la porte c'est le supplicié Souvenir

avec son fils l'Avenir tous deux si douloureux aux prunelles si mortes qu'ils croient supplier que la mort les emporté.

Éventails tristes

Voulez-vous un collier ?

Les pèlerins ont rapporté de la contrée des songes des perles odorantes, endormies

près des silencieuses éponges, les génies de la mer en jonchaient leurs amantes endormies.

Les pèlerins ont rapporté de la contrée de la souffrance

des boules d'un bois précieux

les péris avant de revoler aux deux

chantaient dans les grands arbres des forêts de souffrance

pour réjouir l'itinéraire des malheureux

et des arbres qui gardaient mémoire: ces boules de bois précieux.

Voulez-vous un bracelet Les pèlerins ont rapporté de la dure captivité les carcans des fers et les anneaux des chaînes parfois auprès des fontaines les vierges s'inclinaient devant l'autorité

de leurs douleurs inhumaines et les consolaient la lueur d'un baiser.

Voulez-vous Vanneau des fiançailles

les 'pèlerins les ont donnés 'pour échapper aux épousailles

des tortures en tenailles Voulez-vous les anneaux et les colliers ?

ah ! pourquoi m'avez-vous lié

sous les tortwres en tenailles devant la foule de nos désirs d'antan qui raillent.

Eventails tristes

Tu pensais, pardon vous pensiez, à mon bras

les étoiles qui dansent au paradis sont moins distantes

les étoiles qui sont des signaux d'amants au paradis sont moins distantes que ces vols d'oiselets nos désirs butant aux vitraux

dont, pourquoi, par quel hasard, nous avons clos nos vœux nouveaux.

Je pensais à votre bras : cette

qu'elles ondulent ou crespelent I

cette nuit répertoire des rêves qu'elles font mortelles \

et qu'elles ont toutes, ses parentes i

ses sœurs qui sur leur front portent la nuit — ^

pourquoi sa seule nuit sait-elle bercer mes bras \

etrêver mes léthargies vers l'amante. , .;

Les trois illles au lord de la mer ont vu passer la Vierge mère le long des graves colonnades — aJi ! d'oîc venez-vous Vierge mèn

J'étais sise a V avant du bateau voguant par les autans des eaux pour atterrir la colonnade d'où vos yeux regardent la mer

Ah! Vierge mère vous êtes seule votre blanche robe est comme un linceul vous avez marché sur les eaux pour venir à la colonnade

Tai noyé pilote et calfat

j'ai noyé la nef et les matelots

parce que parmi les autans sur les eaux

ils n'ont pas su croire à ma miséricorde

Eventails tristes

Ah! Vierge mère nos chers sourires à leurs cous serreraient la corde jusqu'aux cris de miséricorde qu'ils auraient poussés jusqu'au ciel qiCétoila votre passage vers nos colonnades

Ah! d'autres mes filles aux miséricordes

ont cru qui dormant sous les eaux

j'ai noyé pilote et calfat

et seule hanterai la brève colonnade

ma blanche robe est comme un linceul

ah! que vos sourires ne se meurent pas seuls

laissez-moi bien seule sous la colonnade

Tant que l'enfmt me préféra tel joueur dejlûte ou chanteur à la cithare *

ou sonneur de cymbales au bal j

peu m'importa 1

qu'elle aimât tel joueur dejlûte ou gratteur de cithare

Au carrefour, je suis tombé frappé

frappé d'un coup d'épée De qui? joueur dejlûte ou gratteur de cithare?

que la nuit est longue pour mourir si tard.

Éventails tristes

Ses yeux disaient aux étoiles :

vous illuminez la nuit

et la cloutez de diamants sous ses voiles

mes peux noirs sont sa nuit et son étoile

mon regard est son manteau

Ma gravité le couteau dont je le perce à tout loisir

son âme est le manteau oUje sais blottir mes désirs

L'arcade de ma bouche est Varcane et la rade vers où ses désirs, ses bravoures sont les vizirs de mes rivalités avec vous, étoiles

iOS

La lavandière, frappait, frappait c'était, je crois, sur une image empruntée d'un moi d'autrefois la lavandière, tordait, tordait

Ah ! des rancunes ! pas une

qui ne soit revenue pâle à la mort, ou écarlate ou des stigmates sur ses yeux émus

La lavandière, tordait, tordait le clair de lune, demain des enfants seront écartâtes autant que leurs lèvres émues La lavandière, frappait, frappait.

Eventails tristes

Mad, vos pleurs en coquetterie, viennent bien tard — Ce rendez-vous, c'était, tu sais, vers l'abreuvoir où viennent boire les étalons et les onagres Ah Mad pourquoi? devant moi clouté de clous pleurez-^ous

Pour que ces chiourmes et ces latins regardent la mer de nuit de tes cheveux et Vatlantide de ta face : ce rêve que la face qui souffre aux pieds de la croix efface citez ces gardes la mémoire de faces

abolies dès les tavernes latines et les osselets derniers

Mad attristée, puis-je baiser tes pleurs, je suis cloué Je suis cloué a la mâle croix — on m'a vendu pour quelques sous ou défroques Mad, f espère venir les chiens de la mort et leurs crocs s'enfoncer dans la sève intime de ma mort Oh ces coquetteries regarde : c'est dès toi que j'aime la mort acre

Chansons d'anmnt

Roi couronné, vous pouvez dormir : lesgaUasses rêvent encloses de tièdes banquises Vos marins jonchent des espaces

Sous les maigres ombres des figuiers qui frisselisent

Roi couronné, n'allez pas à vos balcons,

les Immatérielles Thulés qui se jouent nues dans les nuages sont d'un pire conseil pour un roi comblé d'âge Ah! roi cowronné vos faucons oïl sont-ils envolés.

Tels auœ Aigues-Mortes, tels aux Elbes vertes

tels aux oasis, tels en tels sommeils les tartarets de vos caprices agonisent aux vergues des galéasses de reconnaissance Ah roi couronné, sur votre balcon, ces vieilles enfances

Éventails tristes

Quand Daoud fuyait seul par les rochers Les pierres de Semei hurlaient:

Daoud, ton fils le sais-tu, accroché sous les palmes d'un palmier?

Daoud ton fils, Sais-tu qu'il est cible auœ flèches des sicaires?

Mon fils s'est réjoui de Thamar et j'ai souffert

C est bien Daoud son père qui voulut Bethsabée et Soliman son frère qu'embrasse la Sulamite

Daoud, ton fils Les couteaux des mercenaires étoilent sa chair Et ce fut un enfant qui riait aux sourires.

Daoud quand Michol te cachait dans sa chair

tu chantais à ses lèvres :

le tyran dont ma harpe somnole les caprices • le même qui voulut, que nu, seul d'une fronde J'affronte le Goliath lardé de fer et dit : tafèvre de méchant fou suffit affaire un roi, ou la pâture aux corbeaux des airs Le tyran dont la rare parole tnenace Les seuls désarmés des mémoires d'anciennes victoires ô toi qui me protèges de ta chair tu lui dirais : Laban a voulu quatorze ans les esclavages de Jacob, mais les ans laissaient à tous printemps refleurir Jacob.

Avrom quand son bras sur le résigné se baissait armé entendit la voix lointaine des déserts, u- Agar seule est penchée sur son fils qui meurt au désert Ils ont laissé les tentes vers où les cuisines prêtes abondent de moutons et de bœufs qu'on dépèce. Ils ont cherché des gouttelettes par les sables et des brindilles de fleurs et les sauterelles des sables pour construire unfeu clair, calmerleur soif et leur faim dans le désert.

HO

Éventails tristes

Et quand les dix frères vendirent l'aîné de ton âme

pour, on dit, soixante deniers tu gardais son portrait en chair, ton Benjamin

le dernier tes esclaves te portaient aux vérandahs de tes tentes Et quand le soleil s'endormait la m4m^ attente te menait chaque soir aux horizons déserts d'oîi peut-être viendra-t-il demain.

Daoud, ton fils qu'on assassine, Thamar pleure a ses pieds, avec la Sulamite Le soleil qui s'endort, dore ses plaies et ses yeux bruns ternis pensent l'aurore que lui préparent Ismaël, les Madianites, et Myriam, et Agar, Ton mourant te plaint, roi découronné Roi que des pierres de passant assassinent

Et Baoud pleurait sous les pierres de Semez \

car tout châtiment, Vhomme à lui-même se le prescrit; j

Semeï, ce bandit des routes étant allié . \

A quelque esclave de la Sulamite, ^

Tel esquif dont ^^ ^^<^ brève sur les flots n'a pas tenté l'écho de son cri d'agonie telle vague histoire balbutiée au bivac par quelque bègue reitre ému*

Etpourtant, chansons marines vous savez ce que furent, une brève minute, vos jouets vos jouets dotés de paroles et de deuils vous roulez par vos éternelles demeures sans seuil des armatures de corps et des ossatures d'âme sans accueil.

S'ils peuvent s'endormir à l'ombre d'un écueil ou laisser la mémoire d'un récif oit les esquifs

viennent quérir la mort brève vous murmurez autour, vous, chansons marines le psaume de vos indifférences et vous passez.

Par la mer des plaines vagues on trouverait Quelque reitre, d'hier endormi dans son manteau

avec aux lèvres encore la mémoire de cette vague histoire aux feux clairs des bivacs quelque reitre foré de blessures mort de cette histoire balbutiée au bivac.

Éventails tristes

Enfant, 'pourquoi gardâtes-vous mon cœur endolori sur votre cœur distrait Enfant bizarre, pourquoi voulûtes-vous ce servage, et ces chansons, loin de votre visage?

Ce bal et cette mascarade, oît jamais vous ne vîntes, que votre face adorable, sous un loup si doux au baiser que mon corps défaille aux mémoires des féeries des lampes sur le velours de votre loup vous qui fûtes tout Cet éternel bal, et cette mascarade, pourquoi Vordonnâtes-vous?

Les pacages sont solitaires les torches sur le mystère n'illuminent que vagues regrets d'enfants Faut-il que je regrette ce bal et cette mascarade?

Je vous ai soulevée vers ma bouche : tes lèvres résonnaient les rades riches de tartanes et ces concordances de drapeaux sur la m^rvers des vols de mouettes, tes lèvres résonnaient d'amples musiques évocatrices de climats guérisseurs du mal d'âme tes lèvres chantaient des musiques.

les Edens de tes lèvres et les reposoirs de tes seins commue des fruits frigides de mes Palesfines m^ parlaient les repos, et les galops dans la savane, et les roses infinies. Les mirages perpétuels entrelaçaient leurs baisers aux coins des lignes de ta face et ta bouche était l'arcade initiatrice d'impossibles, et palpables et chimériques paradis.

Nos baisers, fusais, ces baisers nos âmes, sont ajîxés a des pals en face des frontières de nos Palestines

les essaims des corbeaux des airs dansent des deuils autours de nos âmes Et quand la charité d'une mendiante harassée

Écarte de son bâton les corbeaux des airs cette garde s'en retourne plus triste en sa fatigue d'avoir vu des suppliciés dans le désert.

Éventails tristes

Mon âme, pardonnons-nous ; quels tarots nous eussent prédit nos solitudes Mon âme, pardonnons-nous ces trots dans les solitudes Ma compagne des veillées acres, veillons ensemble

Te parler des désespoirs des solitudes ? accoude-toi et parmi les ruines sous le passage de la horde recueille-toi

Au bois, les os des enfants morts, sonnent des musiques extatiques des échos se lèoent et murmurent léthargiques « Vos âmes endormez-vous, ton âme garde-toi. —

'REY<iAM

UNE VOIX DE FEMME d'uH temple lointain

Vers le plafond en semis d'ombre et d''or des crépuscules, dans les joies minérales des yeux détoiles sous la surveillance honne des cosmogonies qui se reculent et les pâles divans de lait divin sous les blancs voiles

Sous le crépuscule profond

Je fais un pas et f apparais sur les balcons; aux balcons de la terre Issue du luxe noir et or des lambris

J'apparais Et s'apaise la douleur des âmes en débris

{ L'auréole éclot des floraisons et des ramures

mûres pour la joie.

l Cortégées de tiares d'éphémères et des inflexions des sceptres des rois

de longues caravanes palmées d'aurores drapées de soies

sous un printemps nouveau des ramures.

Chansons Wamant

Des murs écroulés sous le deuil des lierres sont comme jardins ascensionnels aux cieuœ mystiques et tendent à mes reflets

au miroir de Ventrelac de mes ballets des fleurs comme des paumes humaines et soyeuses.

Quelque humain qui rit aux bayadères pressent V obscur délice d'une mort fondante des frissons doux volètent aux cimes centenaires

Quelque parfum se meurt en fleur et des sanglots d'épithalame chantent aux plantes.

Nuit d'été mon œuvre, astres laurés, rêves essores trêve des courages^ largesses des baisers frémissement qui se comprend et se perçoit, et ne veut plus mourir mers d'' arôme, chants en splendeur, naissance desflancées

regards des pâtres éclosions des pylônes de rêve, autour des sphinx d'albâtre certitudes en triomphes, issues des conques de la mer radieuse et lactée de mes yeux votre miroir cortège et coryphées

Reyam

Voici V éternelle fiancée et le fleuve

le fleuve et la mer, la source et le silence

et les moires et les fêtes ^

et les trophées Le secret de la tner qui se baisse et se lève et le secret, des secrets de la nuit Moi VEve.

Musiques éparses et gnoses roses astrales, opium des fleurs

Sésame aux portes d'or aux gonds des portes des palais de rmrmorose

halètement des peuples qui le long des fleuves et des rivières mènent, leurs armes et leurs chevaux et leurs gazelles

espoir des tribus enfantes

raison des terrasses du mage cause des douleurs et des joies qui enfantent c'est moi VEve,

La voici, notre ville en fête, notre cité Vois-tUj la nuit violette ici plus pure incline plus de parfums partis des divines ravines oU nous vivrons nos pas heureux

Par la folie incandescente des étés Ty sais aussi fraîchir les plus jeunes fontaines près des halliers peuplés de faons peureux

Vois-tu notre cité de fête Les lampes des palais nous y sont bienveillantes leurs flammes dorées plus qu'en d'autres terres

0 ma cité, citécitrine vers la mer pâle

tes blancs minarets de la haute montagne proche m'appelaient

comme voix maternelle.

La course de mes pieds dépassait mes sandales

et mes yeux avaient des ailes pour mirer sa splendeur en tes yeux diamantés

Voici notre cité de fête Vois-tu notre palais illuminé des lampes des lampes de l'attente et de l'accueil Voici le pays d'or et de songes, et notre palais sur ces rampes.

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