O SOUVENIRS, PRINTEMPS, AURORES
O sentiers fleuris parcourus ensemble,
O rochers muets remplis de nos voix,
O ruisseaux connus dont l'onde qui tremble
Chuchote dans l'herbe au fond des grands bois,
A l'heure où les champs deviennent plus sombres. Quand les grands boeufs roux passent les ruisseaux. Quand on voit des monts s'allonger les ombres Et fumer au loin les toits des hameaux ;
Ne sentez-vous pas, rêveuse nature.
Qu'à nos doux concerts il manque parfois Le bruit de nos pas foulant la verdure. Nos tendres propos dits à demi-voix ?