‹ Chansons d'un passant. Introd. par Joseph AgeorgesChapitre 69 sur 82 · LA JOUE · texte numérisé non relu

LA JOUE

Elle m'avait bien dit en faisant la moue : (( Pourquoi baisez-vous si souvent ma main ? Et j'ai cru comprendre et le lendemain... Retirer la main, c'est tendre la joue.

Et j'ai sur la lèvre et j'ai dans le cœur Le parfum subtil qui charme et qui grise, Les fines rondeurs de sa chair exquise. Le frisson d'avril de sa joue en fleur.

O joue enivrante ! ô charmante chose ! Aube de printemps qu'on touche des doigts. Pétales de lis, pétales de rose, Frais comme un bouquet cueilli dans les bois !

O joue adorable et pleine de grâce.

Où l'amour séjourne et paraît errer,

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