‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 13 sur 206 · LA GAUDRIOLE · texte numérisé non relu

LA GAUDRIOLE

Air : La bonne aventare,

Nomns a pris pour adjoints Des limeurs d'école :

Des chansons en quatre points Le froid nons désole.

Mirliton s^en est allé.

Àh! lamnsedeCollé,

G^est la gaudriole , Ogué,

G^est la gaudriole.

Moi| des sujets polissons

Le ton m^affiriole.

Minerre j dans mes chansons ,

Fait la cabriole.

De ma grande-mère, après tout , Tartufes, je tiens le goût

Delà gaudriole, Ogué,

De la gaudriole.

Elle amusait , à dix ans ,

Son maître d^école. Des cordeliers gros plaisans

EUe fut ridole.

Au prêtre qui Texhortait , En mourant elle contait

Une gaudriole , Ogué,

Une gaudriole.

G^était la régence alors, Et , sans hyperbole ,

Grâce aux plus drôles de corps , La France éuit folle.

Tous les hommes plaisantaient ,

Et les femmes se prêtaient

A la gaudriole,

0 gué, A la gaudriole.

On ne rit gaère aujoiurd^liiii :

Est-on moins frivole ?

Trop de gloire nous a nui ;

Le plaisir s^enyole.

Mais au Français attristé Qui peut rendre la gaité?

G^est la gaudriole, Ogué,

C'est la gaudriole.

Prudes , qui ne criez plus

Lorsqu'on tous riole , Pourquoi prendre un air confus

À cliaquc parole ?

Passez les mots aux rieurs :

Les plus gros sont les meilleurs

Pour la gaudrio)fe j Ogué,

Pour la gaudriole.

Page 1