‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 172 sur 206 · LE MAUVAIS VIN · texte numérisé non relu

LE MAUVAIS VIN

ov

LES CAE.

jâir: On dit partout que je sais béte.

Béni sois-tu , vin détestable !

Pour moi tu n'es point redoutable ,

* Louis XI , au dire de quelques historiens demandait pardon de ses crimes à la bonne 'Vierge de plomb qu'il portait & son chapeau.

* TrisUu est le nom du grand prévôt de

Bien qu^an maître de cebanqnet Des flatteurs yantent ton bouqnet.

Arrose donc , fade piqnette, Les fleurs peintes sur mon assiette. Yive le yin qui ne Tant rien !

Notre santé s^en trouye bien.

Car , si tu m'invitais à boire, Bientôt je perdrais la mémoire Du docteur, qui me dit toujours :

« Pour TOUS c'est assez des amours.

» Chantez Baccbus, ainsi qu'un prêtre » Parle des dieux sans les connaître. « . Tire le yin qui ne vaut rien ! ' Notre belle s'en trouve bien.

Car, si tu portais i l'ivresse , Certaine Espagnole en détresse Ce soir pourrait bien , je le sens , Mettre à sec ma bourse et mes sens.

Et Lisette , qui tient ma caisse , Aurait à soufirir de la baisse.

Yive le vin qui ne vaut rien !

Notre raison s'en trouve bien.

Car, si tu réchauffais ma veine , Armé de vers , forgés sans peine , Tout en chantant je tomberais

Louis XI. Il était gentilhomme, etrëunisiaitaax fonctions d<> juge celles d'exécuteur des lianlcii œuvres.

Peut-'étre au milieu d^nn oongrè».

Fuia i*irait , pour démagogie , En prison terminer Porgie.

Tite le tin (jui ne vaut rien !

Notre gaité s'en trouTe bien.

Car en prison Ton ne rit guère.

Mais , Tin , à qui je fais la guerre, Tu disparais, et sous mes yeux Moosse un nectar digne des dieux»

Au ris<iue d'une catastrophe , Tersei-m'cn, je suis pHlosophc.

Tersex ! verse» ! je ne crains rien.

Du bon Tin je me trouve bien.

Page 1