‹ Chansons de BérangerChapitre 151 sur 307 · LES VENDANGES · texte numérisé non relu

LES VENDANGES

Aib : Pierrot sur le bord d*un rutseeau.

L'aurore annonce un jour serein :

Vite à l’outrage!

Et reprenons courage.

Fillettes, flûte et tambourin,

Mettez les vendangeurs eu train |

Du tin qu’a fait tourner l'orage Un tin nouveau bientôt consolera.

Amis, chez nous la gaîté renaîtra.

Abl ab ! la gaîté renaîtra.

Notre maire tourne à tout vent :

D’écharpe il change ,

Et de tout tin s'arrange.

M aia, puisqu'ainsi ce bon vivant De couleur changea si souvent, >

Qu’avec son écharpe il vendange Et de vin doux on la barbouillera.

Amis , etc.

Le juge qui , de vingt façons ,

En rôbe noire ,

Explique son grimoire ,

Condamne jusqu'à nos cbansonsi

Mais, grâce an tin que nous pressons, Que lui-même il chante après boire La liberté , la gloire , et eatera.

Amis, etc.

Si le curé peu tolérant

Gronde sans cesse ,

Et teut qu’on se confesse ,

Son gros ne* rouge nous apprend L’intérêt qu’à nos rins il prend.

Pour en boire ailleurs qu’à la messe Sur chaque mort qu’il dise un liésra.

Amis , etc.

Que du châtelain en souci L’orgueil insigne Au bonheur se résigne;

Il terra les titres qu’ici Noé nous a transmis aussi.

Us sont sur des feuilles de tigne;

Aux parchemins il le* préférera Amis , etc.

Beau pays, fertile et guerrier,

A la soulTrance Oppose l’espérance.

Au pampre tu peux marier Olite, épi, rose et laurier.

Vendangeons, et tite la France f Le monde un jour arec nous tVinquerâ.

Amis, che* noua la galté renaîtra.

Abi ahl la gaité renaîtra.

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